Flottille : « Comment j’ai été torturé par les Israéliens »

Plusieurs participants à la flottille internationale « Sumud » ont dû être hospitalisés à leur libération, en raison de blessures subies alors qu'ils étaient détenus par les autorités israéliennes - Photo de Saffet Azak / Anadolu

Par Alex Colston

Alex Colston, collaborateur de Zeteo, libéré il y a une semaine après avoir été kidnappé par les autorités israéliennes d’occupation, décrit en détail les actes de torture et autres mauvais traitements infligés par Israël aux militants de la flottille Global Sumud, loin des regards des caméras.

Je suis descendu de l’avion à Istanbul jeudi dernier, toujours affublé de l’uniforme gris de la prison militaire israélienne, après trois jours de captivité en Israël, mais je ne savais pas encore que le monde avait eu un aperçu du traitement subi par mes codétenus.

Je ne savais pas encore que les pays européens avaient convoqué les hauts diplomates israéliens dans leurs pays respectifs pour protester. Je ne savais pas encore que les dirigeants israéliens avaient publié des déclarations évidemment hypocrites condamnant le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, qui avait supervisé notre détention.

Ce que je savais, c’est qu’avec plus de 425 autres personnes qui se trouvaient à bord de la dernière flottille Global Sumud tentant de briser le siège israélien de Gaza, j’avais subi des mauvais traitements bien pires que lors de notre dernière détention, et pourtant, ce n’était qu’une infime partie de ce que les Palestiniens endurent depuis des décennies.

En regardant la vidéo publiée par Ben-Gvir, qui est devenue virale pendant notre détention et qui a peut-être contribué à obtenir notre libération, j’ai été frappé de constater à quel point la violence israélienne à l’encontre des participants à la flottille était peu documentée dans la version intéressée de Ben-Gvir.

Certes, il avait mis en avant une attitude israélienne typiquement dominatrice envers quiconque le pays emprisonne et retient captif, mais cela n’a rien de nouveau : les responsables israéliens se vantent souvent publiquement de leur droit à une violence d’État extrême, et souvent meurtrière, et pour quiconque se trouve de l’autre côté de leurs armes, cela se manifeste également dans le comportement de l’armée israélienne et des colons israéliens.

Pourtant, les scènes sur le terrain ce jour-là – et les témoignages de ce qui s’est passé hors du champ de la caméra – étaient plus poignantes et terrifiantes que ce que le public a pu en déduire de cette seule vidéo.

Voici ce que j’ai vécu et observé.

L’interception

L’interception a débuté vers 9 heures du matin le 18 mai. Dès le lendemain, plus de 50 bateaux avaient été abordés avec violence, les forces israéliennes ayant placé en détention des centaines de participants à bord de navires militaires israéliens, dont l’un a fini par être surnommé par les personnes qui y étaient détenues le « bateau de la torture ».

Ce surnom leur a été attribué car la plupart des fractures, commotions cérébrales et violences sexuelles ont été infligées dès l’arrivée des participants à bord ; de nombreuses personnes ont témoigné avoir subi des coups incessants pendant leur enregistrement, puis dans les quartiers privés du navire, alors que les Israéliens lançaient régulièrement des grenades assourdissantes, tiraient des balles en caoutchouc et aspergeaient les participants d’eau de skunk [eau pestilentielle].

Bien que le bateau-prison sur lequel je me trouvais ait été moins brutal, j’ai vu au moins deux personnes touchées par des projectiles en sachet [bean bag round] et des balles en caoutchouc.

Une personne a été touchée à deux reprises à bout portant, et une autre avait une balle enfoncée dans l’intérieur de la cuisse. Elles ont saigné tout au long de leur détention.

Il est apparu presque immédiatement que, comparée aux interceptions précédentes, celle-ci serait pire.

Lors de l’interception en cours de route en avril, l’un des commandos de la marine israélienne m’avait alors dit : « J’aimerais bien que tu ailles à Gaza. À Gaza, je pourrais te tuer. Qu’on aille se faire foutre à Gaza. Qu’ils aillent se faire foutre. »

Lors de l’interception suivante, un commando un peu gêné m’a demandé, incrédule : « Tu crois vraiment que c’est nous les méchants ? » J’ai répondu : « Sans aucun doute, regarde-toi, regarde ce que tu es en train de faire. »

J’étais l’un des rares sur mon bateau à avoir été immédiatement menotté, et un autre commando m’avait allongé sur le dos près du bord du voilier ; il a posé son pied sur moi et a plaisanté en disant qu’il allait me jeter par-dessus bord.

Je me demandais s’il était possible de nager avec les mains attachées dans le dos.

Une fois sur les bateaux-prisons israéliens, nous ne savions pas où on nous conduisait. De l’intérieur des parois du conteneur du bateau, aucun d’entre nous ne pouvait voir l’horizon, mais quand j’ai aperçu des grues se profiler au-dessus du navire militaire israélien – où nous avions été entassés dans des conditions sordides –, j’ai reconnu le port israélien, qui est la principale plaque tournante logistique pour les livraisons d’armes vers le pays.

J’ai chuchoté à quelqu’un à côté de moi : « Alors on retourne à Ashdod, et probablement en prison. »

Ce que la vidéo n’a pas montré

Itamar Ben-Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, dont le ministère a été créé spécialement pour lui et qui est le principal architecte du cruel Service pénitentiaire israélien, superviserait à nouveau la détention éprouvante des militants de la flottille placés en garde à vue en Israël.

Le jugement que porte Ben-Gvir sur les participants à la flottille, qu’il s’agisse de cette mission ou des précédentes, n’est un secret pour personne, et il s’est montré sans détour dans son estimation de ce qu’Israël aurait dû faire à ces participants, déclarant dans sa vidéo désormais tristement célèbre, tournée à Ashdod et diffusée sur les réseaux sociaux : « Je dis au Premier ministre Netanyahu : donnez-les-moi pour très, très longtemps, donnez-les-nous pour les prisons pour terroristes », faisant probablement référence à des lieux comme Sde Teiman et la prison d’Ofer – deux endroits tristement célèbres pour les tortures infligées aux prisonniers politiques palestiniens.

Directeur national du système pénitentiaire israélien – où les Palestiniens ont depuis longtemps témoigné de tortures, d’abus, de privations, de viols et de toutes sortes de brutalités inhumaines –, Ben-Gvir continue de faire obstacle à toute enquête indépendante sur les conditions de détention en Israël.

Mercredi, selon Haaretz, il a de nouveau empêché les inspecteurs de l’État de se rendre dans les établissements du Service pénitentiaire israélien.

Ben-Gvir nous avait rendu visite à Ashdod lorsque la mission de 2025 avait été interceptée.

Cette fois-là, il était arrivé avec sa clique des réseaux sociaux sur le tarmac devant le bâtiment de l’autorité portuaire, où nous avions été alignés et contraints de nous mettre en « positions de stress » allongés sur le ventre, ces positions étant systématiquement, constamment et brutalement imposées par les forces israéliennes pour soumettre et épuiser leurs détenus.

Entouré de soldats israéliens, il a fait son numéro habituel pour le public israélien, filmé par ses subordonnés, nous traitant de terroristes et de haineux d’Israël, et les participants ont répondu du tac au tac en scandant « Libérez la Palestine » et en chantant la chanson populaire antifasciste « Bella Ciao ».

Comparativement, ces actes de résistance collective étaient alors relativement tolérés par les autorités israéliennes. Aucune tolérance de ce genre n’a été manifestée cette fois-ci par les Israéliens lors de notre captivité.

En fait, l’accueil avait été délibérément planifié pour être plus cruel et intimidant, le tarmac étant aménagé en un labyrinthe de tentes.

La ministre israélienne des Transports, Miri Regev, a publié une vidéo présentant une visite guidée de ce labyrinthe, accompagnée du son inquiétant de l’Hatikvah, l’hymne national israélien, chanté par un chœur d’enfants diffusé par les haut-parleurs. La chanson passait en boucle dans les tentes et couvrait les cris des participants alors qu’ils subissaient des mauvais traitements.

Dans la vidéo, Regev déclare : « Entendez-vous la musique ? C’est ainsi que nous accueillons les partisans du terrorisme. »

Le journaliste Ahmed Shihab-Eldin a commenté la vidéo en écrivant : « Alors que tous les regards sont tournés vers Ben-Gvir, il convient de le répéter : il n’est pas une anomalie dans la société israélienne, ni même au sein du gouvernement. »

Selon une estimation, lors des élections législatives de 2022, un tiers des soldats israéliens ont voté pour Ben-Gvir, un individu condamné pour terrorisme et chef du parti fasciste « Jewish Power », un parti politique inspiré par la tendance politique israélienne « kahaniste », fanatiquement raciste, qui prône ouvertement le slogan « Mort aux Arabes ».

L’ordre apparent de Ben-Gvir d’infliger autant de violence que possible aux participants de la flottille, comme il sied à des « terroristes » présumés, a probablement reçu l’assentiment enthousiaste des commandos de la marine israélienne, des gardes et de la police qui ont malmené les participants sur les bateaux-prisons, à Ashdod et à la prison de Ktzi’ot.

Dans la première tente où les participants à la flottille ont été emmenés pour être enregistrés, à l’abri des regards de la presse et du public, ils ont été plaqués au sol, systématiquement battus et électrocutés au Taser.

Dans mon cas, deux gardes m’ont jeté à terre et m’ont donné des coups de pied à plusieurs reprises pendant qu’ils vérifiaient mon passeport ; l’un d’eux a déclaré : « Trump est le roi. C’est le plus grand défenseur d’Israël », lorsqu’il a réalisé que j’étais citoyen américain, tandis que l’autre me demandait pourquoi je détestais Israël tout en me donnant des coups de pied.

Je pensais que la réponse à cette question était évidente au vu de ses coups de pied, mais je ne pouvais pas respirer à ce moment-là pour expliquer pourquoi. J’ai vu quelqu’un à ma droite se faire électrocuter au Taser, tandis que j’étais soulevé uniquement par les attaches en plastique sur mes poignets, ce qui me tendait les épaules si violemment que j’ai dû tirer mes bras vers l’avant pour les empêcher de se déboîter, ce qui n’a fait que resserrer davantage les menottes.

Puis, alors que mes lunettes de vue tombaient de mon visage (je ne les ai jamais récupérées), j’ai été transporté à travers l’étroit passage réservé à la presse pour qu’elle prenne des photos.

Je suis arrivé à la tente principale, principale zone de rassemblement des captifs et théâtre improvisé pour les pitreries de Ben-Gvir diffusées à la télévision.

Dans sa vidéo, Ben-Gvir déambule entre les rangées de détenus, les raillant et les menaçant, tout en agitant un drapeau israélien, en disant : « Bienvenue en Israël. C’est nous les propriétaires ici. »

Dans le plan d’ouverture de la vidéo, Catriona Graham, organisatrice irlandaise du GSF, scande « Libérez la Palestine », et les gardes lui ordonnent de se taire tandis qu’elle est poussée au sol, menottée.

On m’avait emmené dans un coin de la tente et placé à nouveau dans la position de stress habituelle, les mains attachées derrière le dos et mon passeport entre les doigts, bien que mes mains aient commencé à s’engourdir et que je ne cessais de le laisser tomber. Un sac de vêtements avait été jeté devant moi, j’ai donc essayé d’y poser ma tête.

Quand j’ai vu quelqu’un se débattre à ma gauche, j’ai poussé le sac vers elle avec mon front pour peut-être lui apporter un peu de soulagement.

À une trentaine de centimètres de moi, sur ma droite, quelqu’un était recroquevillé sur le côté ; j’ai donc essayé de me glisser vers lui pour lui demander comment je pouvais l’aider. Il m’a dit qu’il avait trois côtes cassées, et nous avons essayé d’appeler un médecin.

Alors que je m’approchais de lui pour l’aider à trouver une position plus confortable, un garde israélien s’est approché, m’a donné un coup de pied et m’a saisi par le cou pour me ramener de force à l’endroit où je me trouvais au départ. Il a ensuite placé son pied entre mes bras, sur mes menottes, et a appuyé dessus pour me faire mal, m’ordonnant de rester sur place.

Finalement, mes ischio-jambiers ont tout simplement lâché, et je suis tombé sur le côté, où je suis resté allongé tandis que j’entendais une autre personne crier : « Mes mains, regardez ce que vous avez fait à mes mains ! »

Alors que d’autres personnes arrivaient les unes après les autres, gravement blessées et avec des os cassés, et que certaines s’évanouissaient, les gens à travers la tente criaient à l’aide.

Dans sa vidéo publiée sur les réseaux sociaux, on peut entendre Ben-Gvir dire aux gardes israéliens : « Ne vous laissez pas perturber par leurs cris. »

Finalement, nous avons été enregistrés dans le bâtiment des autorités portuaires, où nous avons subi davantage d’abus et de sadisme de la part de nos escortes israéliennes, y compris au moins deux fouilles à nu.

Lors de la deuxième fouille, j’ai été déshabillé et giflé par l’un des gardes, puis, avant d’être embarqué dans le bus de prison à destination de Kitziot, un garde m’a interrogé à nouveau. Quand il m’a demandé ma profession, je lui ai répondu que j’étais journaliste, et il m’a dit : « Si Trump savait que tu es ici, il te baiserait et te tuerait. »

Tollé international, complicité américaine

Le coup médiatique de Ben-Gvir a suscité une condamnation généralisée de la part de l’Italie, de la France, des Pays-Bas, du Canada et de l’Espagne, dont les ambassadeurs en Israël ont été convoqués alors que les dirigeants politiques dénonçaient ce traitement comme inacceptable et comme une atteinte à la dignité humaine.

Lundi, la France est allée jusqu’à interdire l’entrée de Ben-Gvir sur son territoire, rejoignant ainsi le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Norvège, qui avaient déjà imposé une interdiction de voyager à ce sinistre responsable politique l’année dernière.

Même l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a condamné ce spectacle, tandis que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa’ar ont pris leurs distances par rapport au comportement de Ben-Gvir.

« Le problème fondamental pour Israël est que cette vidéo a transmis sa véritable réalité au monde entier », a déclaré Mtanes Shehadeh, universitaire et expert des affaires israéliennes, à Al Jazeera. « Elle a fourni au monde entier des preuves en direct et irréfutables que la violence structurelle et le mépris des droits de l’homme sont au cœur de l’establishment israélien actuel. »

Au moins 35 personnes ont subi des fractures des côtes, plusieurs ont eu des commotions cérébrales et des traumatismes crâniens, au moins deux personnes se sont vu injecter des substances inconnues, et 14 personnes ont déclaré avoir subi des abus sexuels, dont certaines ont affirmé avoir été violées, selon un premier rapport publié par GSF.

De même, plusieurs participants m’ont confié leurs propres témoignages, et j’ai personnellement constaté les contusions et les fractures causées par les coups et par les armes utilisées par les forces israéliennes contre les participants. Au moins deux personnes étaient encore hospitalisées à Istanbul lundi.

Pour ne citer qu’un exemple des abus israéliens, entre deux sanglots, un participant du « bateau de la torture » m’a raconté dans l’avion pour la Turquie qu’il avait été emmené dans une sorte de « cabinet médical », du moins c’est ce qu’on lui avait dit, et que les participants avaient été contraints de s’agenouiller en sous-vêtements.

Un garde israélien se trouvait dans les quartiers privés, lui aussi en sous-vêtements, portant simplement son fusil à l’épaule, qu’il utilisait pour tripoter les détenus. Le participant regardait entre ses jambes, derrière lui, les autres soldats qui tripotaient et touchaient les détenus.

Lorsque je lui ai parlé plus tard pour prendre de ses nouvelles, il m’a dit qu’il avait été soulagé de me parler à ce moment-là, car j’étais « la première personne qu’il avait vue qui n’allait pas lui faire de mal ». Je lui ai dit que je partageais ce sentiment et ce soulagement.

Le 19 mai, jour de l’interception israélienne, le Département d’État américain a sanctionné quatre personnes associées à la flottille, dont Saif Abu Keshek qui avait été détenu, interrogé et torturé par les autorités israéliennes plus tôt ce mois-là, le secrétaire au Trésor Scott Bessent qualifiant cette initiative de « flottille pro-terroriste ».

Depuis, GSF a demandé dans un communiqué de presse l’ouverture d’une enquête sur la complicité des États-Unis dans l’enlèvement et la torture des participants à la flottille.

« Alors que les témoignages des 428 participants illégalement enlevés par le régime israélien continuent d’affluer, le rôle crucial des États-Unis dans les abus et la torture des volontaires humanitaires et des journalistes est devenu indéniable », a déclaré GSF dans un communiqué.

L’organisation a également souligné l’utilisation d’un navire de fabrication américaine qui est devenu le « bateau de torture » israélien. Dans un précédent reportage pour Zeteo pendant le voyage, j’avais identifié ce bateau comme étant le navire de débarquement amphibie INS Nahshon.

GSF a également souligné l’utilisation de grenades assourdissantes CTS de fabrication américaine et de douilles du département de police de Los Angeles pour les balles en caoutchouc qui ont été utilisées – deux détails que j’avais également signalés après notre détention.

De même, le 27 avril, deux jours avant que nous ne soyons initialement interceptés à l’ouest de la Crète, j’avais identifié un avion de surveillance vraisemblablement américain qui était passé au-dessus de nos têtes à trois reprises en milieu de journée.

La complicité étendue du gouvernement américain dans le génocide à Gaza et l’occupation de la Cisjordanie a été largement documentée, mais l’utilisation d’armes et de navires de guerre fournis par les États-Unis étend cette implication dans la violence d’État israélienne au-delà des territoires palestiniens.

« L’utilisation de l’INS Nahshon par Israël pour mener une saisie illégale dans les eaux internationales, puis pour servir de base à la torture et aux agressions sexuelles de civils étrangers, y compris des Américains, qui n’avaient enfreint aucune loi et agissaient par conscience pour répondre à un besoin humanitaire urgent, viole clairement et gravement ces termes », a déclaré l’ancien fonctionnaire du Département d’État Josh Paul, qui a démissionné de l’administration Biden en raison de son soutien inconditionnel au génocide perpétré par Israël à Gaza.

« La leçon à en tirer est simple : tout ce que nous transférons à Israël, Israël trouvera le moyen d’en faire un mauvais usage – qu’il s’agisse d’une bombe, d’un bulldozer ou d’un bateau. »

Il n’en reste pas moins que les Palestiniens, victimes d’un génocide et de l’occupation, ont peu de recours au soutien international, que ce soit sous forme d’aide, de reconstruction ou d’efforts diplomatiques internationaux, et qu’Israël a une fois de plus mis un terme à une initiative civile visant à les soutenir et à leur venir en aide.

Le fait que les gouvernements prennent la défense des participants à la flottille, tout en laissant les Palestiniens de Gaza subir des conditions de vie misérables et mortelles, constitue un grave double standard.

L’ambassadeur palestinien auprès de l’ONU, Riyad Mansour, s’est adressé cette semaine au Conseil de sécurité de l’ONU en déclarant : « Vous avez été à juste titre indignés par la manière dont Ben-Gvir a traité vos ressortissants. Pensez à la manière dont il traite les nôtres. »

De l’intérieur de notre captivité israélienne, nous ne savions pas combien de temps les Israéliens nous garderaient en détention – ni ce qu’ils pourraient finalement nous faire dans ces conditions. De toute évidence, Ben-Gvir aurait souhaité que nous restions beaucoup plus longtemps en détention israélienne.

Ironiquement, cependant, il semblerait que l’arrogance même de Ben-Gvir – et sa tentative de se réjouir de la violence d’État israélienne – soit en partie la raison pour laquelle nous avons été libérés si rapidement.

29 mai 2026 – Zeteo – Traduction : Chronique de Palestine

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