Cuba : du blocus au génocide ?

Février 2026 - Le système cubain de la santé, menacé par le renforcement de l'embargo en cours - est depuis de très nombreuses années un exemple et un modèle pour l'ensemble du continent latino-américain. Ici, la création d'un Observatoire scientifique social pour la santé périnatale et infantile (OCSSPI) permettra à la ville de Matanzas de surveiller, d'analyser et de proposer des solutions globales aux problèmes liés au bien-être des mères et des enfants - Photo : Radio 26

Par Francisco Arias Fernández

Le peuple cubain résiste face à l’attaque qui vise principalement les êtres humains, avec des armes qui tentent de le soumettre ou de le tuer par la faim, la soif, l’obscurité, la détérioration de la santé, l’immobilité, la frustration, la confusion et les mensonges.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme l’a réaffirmé vendredi dernier : « Ce type de sanctions sectorielles touche les plus vulnérables, n’est pas efficace et n’est conforme ni à la Charte des Nations Unies ni au droit international, car les sanctions doivent être imposées par le Conseil de sécurité (des Nations Unies), et non par un pays ».

Alors que la persécution et le blocus énergétique contre l’île s’intensifient, sans autre argument réel que la tentative de faire fléchir un pays, de le faire renoncer à son indépendance et à sa souveraineté, des voix fascistes de l’autre côté du détroit de Floride réclament la pendaison totale.

Il ne s’agit plus d’une initiative temporaire. On tente désormais un blocus permanent de destruction massive, sans faille possible, afin que les malades n’aient aucun salut, que les bien portants tombent malades et que leur état s’aggrave rapidement, et que les patients des centres cardiaques pour enfants, des unités de soins intensifs, des hôpitaux oncologiques ou les nouveau-nés finisent par mourir.

Il ne suffit pas de priver les Cubains de moyens de transport, de combustibles pour la cuisson des aliments ou de médicaments dans les pharmacies ; on cherche à les priver de tout ce qui leur permet de survivre.

C’est pourquoi [ces fascistes] applaudissent le départ des touristes, l’absence de vols en provenance de pays lointains, la propagation de toutes les rumeurs possibles pour que personne ne se rende à Cuba, pour que les investisseurs étrangers fuient, pour que d’autres meurent au-delà de nos frontières, victimes des pressions exercées contre les missions médicales, et pour que le chaos et l’humiliation s’emparent de la propagande anticubaine toxique.

« Diplomatie énergétique » ou génocide prémédité ? Isoler des millions de Cubains, transformer leur pays en un immense laboratoire pour mesurer leurs capacités de survie face aux privations les plus diverses, est-ce là la nouvelle formule de la « paix par la force » ?

Des voix du monde entier s’élèvent contre les sanctions massives, injustes et inhumaines, auxquelles sont condamnés des millions d’êtres humains à Cuba pour le péché capital d’être un exemple de dignité et d’émancipation, de défendre leur droit à la vie, au développement et à la coexistence pacifique avec le reste du monde.

Au sein même du Congrès américain, on dénonce l’évidence : le blocus pétrolier contre Cuba est cruel et despotique, a déclaré la députée Ilhan Omar, tout en dénonçant « une guerre économique conçue pour étouffer une île, où des civils innocents paieront de leur vie pour forcer un changement de régime ».

« Nous devons lever le blocus maintenant », a-t-elle exigé, tandis que, parallèlement, Jim McGovern, membre de haut rang du Comité des règles de la Chambre des représentants, présentait une initiative législative visant à mettre fin à la politique d’étranglement économique, financier et commercial contre le pays caribéen, en vigueur depuis les années 1960.

Comme eux, des centaines de personnalités publiques exigent du gouvernement américain la fin du blocus criminel contre le peuple cubain.

16 février 2026 – Granma – Traduction : Chronique de Palestine

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