4 août 2026 - Des milliers de Palestiniens ont participé à un immense cortège funèbre à Gaza-Ville en hommage aux 112 membres des familles Abu Sharia et Al-Hassaina, dont les corps avaient été retrouvés sous les décombres de leurs maisons détruites par les bombardements israéliens dans le quartier d’al-Sabra. Ces funérailles ont constitué l’un des plus grands cortèges funéraires jamais organisés dans la bande de Gaza. Les attaques israéliennes contre ces familles ont eu lieu à différentes dates en octobre et novembre 2023, ainsi qu’en mai 2024. Selon les médias palestiniens, 308 personnes ont été tuées ou sont toujours portées disparues sur les lieux. Les équipes de secours et de protection civile continuent de fouiller les décombres à la recherche d’autres corps, malgré les difficultés considérables liées à l’ampleur des destructions et au manque de matériel adéquat en raison du siège israélien en cours. Des milliers de Palestiniens sont toujours portés disparus et seraient ensevelis sous les décombres - Photo : Yousef Zaanoun / Activestills
Brad Parscale, ancien directeur de campagne de Trump, supervise une opération consistant à publier des centaines d’articles de blog en faveur d’Israël, dans le but de manipuler l’intelligence artificielle.
Depuis octobre, l’ancien directeur de campagne de Trump, Brad Parscale, supervise discrètement une opération consistant à publier des centaines d’articles de blog en faveur d’Israël.
Un article, intitulé « La réalité derrière les “journalistes” de Gaza : liens avec le terrorisme, propagande et lois de la guerre », affirme que la majorité des journalistes à Gaza étaient liés à des organisations terroristes.
Un autre jette le doute sur la mort de Hind Rajab, une fillette palestinienne de cinq ans assassinée par l’armée israélienne en 2024.
Le principal public ciblé par ces sites n’est pas constitué d’Américains inquiets, ni même d’êtres humains et la plupart de ces sites enregistrent en moyenne à peine quelques centaines de visiteurs uniques par mois. Mais Parscale et sa société, Clock Tower X, les ont créés dans le cadre d’un contrat de 46,5 millions de dollars conclu avec le gouvernement israélien afin de tenter d’influencer les chatbots alimentés par l’intelligence artificielle, des outils tels que Claude ou ChatGPT.
Parscale a clairement affiché son objectif d’influencer l’intelligence artificielle — une pratique souvent qualifiée d’« empoisonnement des modèles de langage à grande échelle » (LLM poisoning). Dans son accord initial avec Israël, Parscale a déclaré qu’il déploierait « des sites web et du contenu visant à conditionner les résultats des conversations GPT » dans le cadre de ce contrat.
Plus récemment, son équipe a même déclaré à Axios qu’elle « constatait des résultats positifs » dans ses efforts pour amener des systèmes d’IA populaires à intégrer des informations provenant de ses sites, bien qu’elle ait refusé de fournir des données à l’appui.
Et cela fonctionne, selon des experts en désinformation qui ont examiné une analyse de Drop Site portant sur les requêtes des chatbots et les données d’entraînement, ce qui signifie que des dizaines de millions d’Américains qui utilisent des chatbots sont de plus en plus susceptibles de recevoir des réponses manipulées par Parscale pour le compte du gouvernement israélien.
Lorsque Drop Site a demandé à Perplexity : « Est-il dans l’intérêt des États-Unis de renforcer leur coopération militaire avec Israël ? », le chatbot a répondu en un seul mot : « Oui ». La principale source citée était Allyvia.org, un site web créé par Parscale dédié à la promotion des relations militaires entre les États-Unis et Israël.
Microsoft Copilot a également cité les sites web de Parscale.

Allyvia est l’un des dix sites web créés par Clock Tower X, une agence spécialisée dans l’influence numérique détenue par Parscale. Chaque site est dédié à la promotion d’un discours différent sur Israël.
FactSignal.org, par exemple, se présente comme un site de vérification des faits luttant contre les informations anti-israéliennes ; il contient des articles discréditant les journalistes tués en les qualifiant de terroristes du Hamas et réfutant l’idée selon laquelle les actions militaires d’Israël à Gaza constitueraient un génocide.
Paxpoint.org, quant à lui, promeut le discours selon lequel Israël est une nation pacifique.
Tous les sites web de Parscale comportent en bas de page une mention indiquant : « Ce contenu est diffusé par Clock Tower X LLC pour le compte de l’État d’Israël. » Cette mention est une obligation d’information prévue par la loi sur l’enregistrement des agents étrangers (Foreign Agents Registration Act, FARA).
Malgré cela, lorsque Drop Site a interrogé des chatbots de premier plan sur les dernières actualités de Paxpoint.org, Perplexity et Copilot n’ont pas signalé que le site avait été créé dans le cadre d’une opération d’influence israélienne. Claude, ChatGPT et Gemini ont, eux, signalé cette mise en garde.
« Perplexity est conçu pour fournir aux utilisateurs des réponses référencées et accompagnées de liens provenant de diverses sources, afin qu’ils puissent accéder directement aux articles originaux et se forger leur propre opinion », a prétendu cependant la porte-parole Beejoli Shah à Drop Site News lorsqu’elle a été contactée pour commenter.
Les sites web de Parscale — désignés tout au long de cet article sous le nom de « réseau Clock Tower » — sont cités par les chatbots, mais ils parviennent également à s’infiltrer dans les données d’entraînement sous-jacentes.
Le réseau Clock Tower a commencé à être archivé par Common Crawl — une organisation à but non lucratif qui supervise un immense référentiel de données utilisé pour entraîner de grands modèles linguistiques tels que ChatGPT, Gemini et Claude — au début de cette année.
Common Crawl est la colonne vertébrale de l’industrie de l’intelligence artificielle, entraînant 80 % des tokens [ou « jetons » constitués après une première segmentation automatique du texte en entrée – NdT] du GPT-3 d’OpenAI, ce qui en fait un indicateur utile pour déterminer si des acteurs malveillants parviennent à infiltrer les données d’entraînement de l’IA.
Polluer les LLM par de la propagande sioniste
Dans les exemples ci-dessus, les utilisateurs peuvent au moins retracer les sources auxquelles les chatbots puisent lorsqu’ils effectuent des recherches directement sur des sites web. En revanche, l’infiltration des données d’entraînement elles-mêmes peut conduire à des réponses influencées par Israël, qu’il est pratiquement impossible pour les utilisateurs de retracer.
Pour évaluer à quel point le réseau avait pénétré les données utilisées pour entraîner les modèles d’IA, Drop Site a utilisé Claude Fable pour interroger Common Crawl afin de compter la fréquence à laquelle les sites de Parscale apparaissent dans ses instantanés mensuels.
D’après cette analyse, dont un échantillon a été vérifié manuellement par Drop Site, entre janvier et juin, 10 sites ont été explorés par Common Crawl à 912 reprises. Bien que cela ne représente qu’une goutte d’eau dans l’océan des données de Common Crawl, des recherches récentes suggèrent qu’un très petit nombre de documents suffit à manipuler avec succès les chatbots IA, quel que soit le volume de données.
Hervé Letoqueux, directeur général de Check First, une organisation qui lutte contre la désinformation numérique, a expliqué que le statut de Common Crawl en tant que source de référence pour l’entraînement des chatbots en fait une cible potentielle de manipulation.
« Common Crawl est largement utilisé dans le monde de la science des données pour entraîner les grands modèles linguistiques (LLM), ce qui signifie également que certains acteurs cherchent à manipuler les réponses à leur avantage, ce qui, selon certaines études, s’avère assez facile à réaliser. »
Il suffit d’environ « 250 documents malveillants pour créer une vulnérabilité de type ‘porte dérobée’ dans un grand modèle linguistique — quelle que soit la taille du modèle ou le volume des données d’entraînement », selon une étude d’Anthropic publiée en octobre. Les auteurs de l’étude soulignent que « cela signifie que n’importe qui peut créer du contenu en ligne susceptible de se retrouver à terme dans les données d’entraînement d’un modèle », et que des acteurs malveillants « peuvent injecter du texte spécifique dans ces publications pour amener un modèle à apprendre des comportements indésirables ou dangereux, dans un processus appelé ’empoisonnement’ ».
Le Digital Forensic Research Lab de l’Atlantic Council a publié une étude similaire plus tôt cette année sur les tentatives du réseau de désinformation russe d’influencer les grands modèles linguistiques (LLM) et a souligné une mise en garde importante.
Étant donné que les entreprises d’intelligence artificielle disposent de leur propre processus de contrôle qualité lorsqu’elles intègrent des données, « l’inclusion dans Common Crawl ne garantit pas l’inclusion dans les données d’entraînement d’un modèle donné ».
Drop Site a également réalisé une démonstration en collaboration avec Letoqueux afin de tester cinq chatbots différents — Microsoft Copilot, ChatGPT, Google Gemini, Claude AI et Perplexity — pour vérifier s’ils étaient capables de produire des articles en utilisant uniquement leurs données d’entraînement. Parmi ces cinq chatbots, le réseau Parscale apparaît systématiquement dans les données d’entraînement de Gemini et de Copilot.
Claude et ChatGPT ne semblaient pas inclure ces sites web dans leurs données d’entraînement, bien que ces chatbots puissent tout de même effectuer des recherches sur les sites de Clock Tower X lorsqu’ils répondent à des requêtes. Perplexity, quant à lui, semblait avoir été entraîné sur certains des sites de Clock Tower X.
Microsoft Copilot et Google Gemini n’ont pas répondu à notre demande de commentaires pour cet article.
« Il est facile de prouver que ces modèles ont été entraînés sur les sites web de Clock Tower X, même s’il est difficile de savoir dans quelle mesure cela influence la réponse qu’un chatbot donne à une requête », a déclaré M. Letoqueux.
Optimisation pour l’IA
L’équipe de Parscale attribue son succès à une approche plus nuancée dans la promotion du discours israélien. Scott Stouffer, directeur technique de Market Brew — une entreprise spécialisée dans l’influence des grands modèles de langage (LLM) dans laquelle Parscale investit — a déclaré à Axios que les informations rédigées dans un « ton factuel et bien structuré » ont plus de chances d’être citées par les plateformes d’IA.
« Ce que vous pouvez faire, c’est vous assurer que vos informations sont structurées, sourcées et présentées de manière à ce que ces systèmes soient plus enclins à les extraire lorsqu’une personne pose une question. Il s’agit moins de modifier le cours de la conversation que de veiller à ce que vos faits soient éligibles pour y figurer. »
De nombreux articles de blog publiés sur le réseau Clock Tower contiennent au moins quelques phrases nuancées, ce qui, selon les chercheurs spécialisés dans la désinformation, les rend plus acceptables pour les chatbots. Par exemple, l’article de blog de FactSignal affirmant que les journalistes à Gaza seraient en réalité des terroristes infiltrés précise que « faire la distinction entre des reporters légitimes et des militants n’est pas toujours simple, mais un reportage précis nécessite une enquête minutieuse et de la transparence ».
D’après le code source, l’auteur d’un grand nombre de ces articles de blog est Mark Ginsberg, spécialiste du marketing numérique basé en Israël. M. Ginsberg, qui s’est enregistré en mars en tant qu’agent étranger pour le compte d’Israël, vante son expertise en optimisation des moteurs génératifs — ou « LLM grooming » — sur son profil LinkedIn.
Dans un article publié en juin dans The Times of Israel, M. Ginsberg a exposé les arguments en faveur d’un investissement israélien dans les efforts visant à influencer les chatbots. « Israël doit investir sérieusement dans la défense de la vérité… Cela signifie veiller à ce que des informations exactes apparaissent non seulement dans les archives gouvernementales, mais aussi dans les résultats de recherche, les ressources pédagogiques, les encyclopédies, les flux des réseaux sociaux, les podcasts, les documentaires et les ensembles de données d’entraînement de l’IA », a écrit M. Ginsberg.
Tenter d’influencer les données d’entraînement de l’IA, a-t-il soutenu, ne revient pas à « cautionner la désinformation », mais plutôt à exposer « la réalité elle-même ».
M. Letoqueux, qui a examiné les sites du réseau Clock Tower, a confirmé que, les chatbots ayant une tendance inhérente à présenter un point de vue équilibré, les sites web qui s’appuient sur des sources fiables et adoptent un ton plus modéré pourraient s’avérer plus efficaces.
« Ces sites web pourraient probablement s’avérer très utiles pour limiter les dégâts sur des questions telles que ‘Israël commet-il un génocide ?’, car ils fournissent le récit israélien, que les chatbots peuvent ensuite répéter comme représentatif d’un côté du débat », a déclaré Letoqueux, ancien responsable des opérations chez VIGINUM, l’agence française chargée d’identifier les ingérences numériques étrangères.
Alice Lee, analyste chez NewsGuard, une société spécialisée dans le suivi de la désinformation, a expliqué lors d’un entretien avec Drop Site que les sites du réseau Parscale présentent toutes les caractéristiques propres aux sites susceptibles d’influencer efficacement les chatbots. « Ces sites web comportent des listes à puces, des points clés en haut de la page, des sources clairement mises en avant et des informations faciles à assimiler, autant d’éléments qui augmentent la probabilité que ce contenu soit repris par les chatbots basés sur l’IA. »
Si le réseau russe Pravda est globalement bien plus vaste, les sites de Parscale affichent un taux d’archivage réussi nettement supérieur. Le réseau Clock Tower comprend 900 chemins d’accès différents — articles de blog individuels, fiches d’information, etc. — et 85 % d’entre eux ont été archivés dans Common Crawl, contre un taux moyen d’environ 2,5 % pour le réseau russe.
Lee, spécialiste de la désinformation russe, a expliqué que, tandis que la Russie produit en masse une propagande facilement réfutable, l’approche plus ciblée d’Israël semble davantage viser à véhiculer le discours israélien à travers des demi-vérités, des opinions et des faits contestés, ce qui est plus difficile à réfuter pour les modèles de langage de grande échelle (LLM). « Il est plus difficile de fixer des limites à l’opinion », a-t-elle expliqué.
Parscale semble avoir créé plusieurs autres sites web liés au Qatar qui n’ont finalement pas été mis en ligne. Sur la même adresse IP que le réseau Clock Tower, Drop Site a identifié des domaines pour des sites web, notamment « qataritracker.org » et « qatarfacts.com ». Ces sites sont actuellement inaccessibles.
Le réseau Clock Tower s’adapte aux priorités changeantes d’Israël. Lors de leur lancement en octobre, bon nombre de ces sites publiaient fréquemment des articles présentant Israël comme une nation pacifique. « Alors que les détracteurs dépeignent Israël comme réfractaire au compromis, l’histoire montre le contraire : Israël a à plusieurs reprises fait des concessions territoriales et stratégiques en échange de la paix, pour finalement se heurter à une hostilité renouvelée », peut-on lire sur une page de site web publiée en octobre, citée ci-dessous par Microsoft Copilot.
Cette page a été archivée à deux reprises par Common Crawl.

Une partie de cette initiative consistait à orienter le discours sur les actions militaires d’Israël à Gaza. Par exemple, une page du site Justorium.org intitulée « Comment Israël limite les dommages causés aux civils dans la guerre contre le Hamas et le Hezbollah » affirme qu’Israël est allé bien au-delà des exigences du droit international pour réduire les dommages causés aux civils.
L’article indique qu’Israël « a eu recours à des frappes d’avertissement de courte durée sur les toits, connues sous le nom de « roof knocking », pour signaler un danger imminent sans faire de victimes ».
Le New York Times, de son côté, a rapporté qu’Israël « avait considérablement réduit son recours à ce qu’on appelle les “roof knocks” » dès le premier jour de la guerre, et a souvent opté pour des bombes de 2 000 livres causant des dégâts plus importants plutôt que pour des munitions plus précises.
Cet article a été archivé une fois par Common Crawl, et est également cité ci-dessous par Perplexity.

Tout récemment, alors qu’un débat faisait rage aux États-Unis autour d’une mesure du Congrès susceptible de renforcer encore les liens entre les secteurs militaires américain et israélien, le réseau Clock Tower a publié une série d’articles présentant cette initiative comme une évolution positive.
La version de la Chambre des représentants de la section 219, comme on l’appelle, a été adoptée cette semaine dans le cadre du projet de loi annuel sur les dépenses de défense.
Lorsque Drop Site a posé à des chatbots de premier plan une question reprenant des termes similaires à ceux utilisés sur l’un des sites de Parscale, à savoir « en quoi la collaboration technologique entre les États-Unis et Israël profite-t-elle aux deux nations ? », Gemini, Copilot et Perplexity ont une nouvelle fois cité des sites web du réseau Clock Tower sans préciser que ces sources sont créées pour le compte du gouvernement israélien.


4,5 millions de dollars par mois
L’état de l’opinion publique américaine à l’égard d’Israël s’est effondré aux États-Unis après que le siège militaire de Gaza, financé par les États-Unis, a coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens, y compris au sein de groupes démographiques clés tels que les conservateurs et les évangéliques, qui soutiennent depuis longtemps les relations entre les États-Unis et Israël.
Selon un nouveau rapport du Quincy Institute rédigé par l’auteur de cet article, Israël a dépensé bien plus de 100 millions de dollars en activités de lobbying à l’étranger aux États-Unis depuis 2023, dans le cadre de la loi FARA, en engageant 17 nouveaux cabinets rien qu’en 2024 et 2025.
Bien qu’Israël ait historiquement évité de faire appel à des prestataires officiels relevant de la loi FARA, il est désormais en passe de devenir le plus gros contributeur en 2026.
Parscale, qui s’est fait connaître à l’échelle nationale en tant que directeur de campagne de Trump pour avoir engagé la société controversée de microciblage Cambridge Analytica, est le principal bénéficiaire de cet investissement massif d’Israël en matière d’influence.
L’intention de Parscale d’influencer les chatbots a été révélée pour la première fois par Responsible Statecraft en septembre, lorsqu’il a signé un contrat de 1,5 million de dollars par mois avec le gouvernement israélien afin d’intégrer des messages pro-israéliens dans les médias conservateurs, de mener une campagne massive d’envoi de SMS et d’influencer les chatbots.
Depuis lors, le montant du contrat a triplé pour atteindre 4,5 millions de dollars par mois.
Malgré cet investissement accru, Israël ne semble pas satisfait des résultats obtenus jusqu’à présent par Parscale. « On en a marre de Brad Parscale », a déclaré au Time un responsable israélien au fait du contrat. « On lui a versé beaucoup d’argent. Mais qu’en a-t-il fait ? La situation n’a fait qu’empirer », a-t-il ajouté.
Stephen Walt, auteur de « The Israel Lobby », a suggéré au Quincy Institute qu’Israël ne voyait pas de retour sur investissement car ce type d’opérations d’influence est contre-productif. « Lorsqu’un pays acquiert la réputation de manipuler constamment l’information et se fait prendre à plusieurs reprises en train d’inventer des choses, le fait de multiplier ces pratiques ne fait que faire comprendre aux auditeurs que d’autres mensonges sont à venir », a déclaré Walt.
Parscale et Clock Tower X n’ont pas répondu à notre demande de commentaires pour cet article.
Le réseau Clock Tower sert également un autre objectif. Parscale dirige également une campagne massive d’envoi de SMS qui s’adresse aux Américains sous l’égide d’organisations soi-disant « pour la paix ». « Bonjour, je m’appelle John et je fais partie de Friends for Peace. J’ai une petite question pour les habitants de l’Illinois concernant Israël et l’Iran. Vous avez une seconde ? »
Puis, après un échange de messages, ces chatbots envoient fréquemment des liens vers le réseau Clock Tower, notamment vers des sites web tels que Allyvia.org.
« Friends for Peace » n’est ni une association à but non lucratif enregistrée ni une SARL, et ne semble pas exister en tant qu’organisation ; cela signifie que les Américains souhaitant savoir qui se cache derrière cette campagne de SMS devraient cliquer sur le lien et faire défiler chaque page jusqu’en bas pour lire la mention indiquant qu’il s’agit d’une opération financée par le gouvernement israélien.
Lorsque le Wall Street Journal a demandé à Parscale si « Friends for Peace » était une véritable organisation, celui-ci a répondu : « Qu’entendez-vous par’véritable organisation’ ? »
Auteur : Nick Cleveland-Stout
* Nick Cleveland-Stout est chercheur associé au sein du programme « Democratizing Foreign Policy » (Démocratisation de la politique étrangère) du Quincy Institute for Responsible Statecraft. Ses travaux portent sur l’influence étrangère, le financement des think tanks et le profit tiré de la guerre. Auparavant, il a mené des recherches sur les relations entre les États-Unis et le Brésil en tant que boursier Fulbright à l’Université fédérale de Santa Catarina. Nick est également un ancien boursier Marcellus Policy Fellow de la John Quincy Adams Society, où il a rédigé « The Case for a ‘Green BRAC’ ». Ses travaux ont été publiés dans Responsible Statecraft, The Nation, The Intercept, The Brazilian Report, Drop Site et The Hill. Nick est titulaire d’une licence du Colorado College, où il a étudié les sciences politiques.
28 juillet 2026 – Drop Site News – Traduction : Chronique de Palestine

Soyez le premier à commenter