18 mai 2026 - Kidnapping et mauvais traitements infligés aux participants de la Flottille pour Gaza - Extrait de la vidéo du fasciste Ben Gvir
Par Palestine 13
TOUS les bateaux de la flottille Global Sumud Flotilla ont été interceptés dans les journées des 18 et 19 mai 2026. Ces interceptions ont eu lieu dans les eaux internationales sous surveillance (SAR) de Chypre.
Des soldats israéliens armés jusqu’aux dents sont montés sur les bateaux de la flottille, pointant leurs armes sur des militants pacifiques qui n’ont commis d’autres crimes que de vouloir, en toute légalité et en accord avec le droit international, ouvrir un corridor humanitaire vers Gaza.
Ces navigant.e.s ont ensuite été transféré.e.s à la prison de Ktziot par l’armée israélienne de manière violente, sans aucun respect de la dignité humaine, comme en témoigne cette vidéo publiée sur instagram et reprise dans le 20h de France Télévision :
« Une vidéo postée par un ministre israélien (Itamar Ben Gvir, ministre de la sécurité intérieure) fait polémique : on y voit des militants agenouillés, les mains liées… il s’agit des militant.e.s de la flottille pour Gaza, Global Sumud Flotilla, qui a été interceptée par Israël… Le quai d’Orsay dénonce une video honteuse… ».
Les participants à la flottille ont été libérés ce matin et sont maintenant en route vers l’aéroport Ramon à destination d’Istanbul. Ils seront ensuite acheminés vers leur destination finale.
Cependant, ce qui a été fait aux militants de la Global Sumud Flotilla n’est rien comparé aux traitements inhumains infligés aux palestiniennes et aux palestiniens, aux enfants.
Tous ces abus sont documentés, notamment dans le rapport d’Amnesty International d’Avril 2026 (pp.268-274). Un extrait significatif :
DÉTENTION ARBITRAIRE
Quelque 4622 palestinnien.n.es étaient détenus sans inculpation ni procès à la fin de l’année : 3385 en détention administrative et 1237 au titre de la loi sur l’incarcéraiton des combattants illégaux, selon HaMoked, organisation israélienne de défense des droits civils. »
TORTURE ET AUTRES MAUVAIS TRAITEMENTS
Les prisons et centres de détention israéliens ne respectaient toujours pas l’interdiction de la torture et des autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants. Les personnes incarcérées étaient notamment privées de médicaments, de nourriture, de vêtements et de sommeil, rouées de coup à tout moment, menottées ou maintenues les yeux bandés, attaquées par des chiens et soumises à des viols et autres violences sexuelles, entre autres atteintes aux droits humains. En conséquence, au moins 98 Palestinien·ne·s sont morts en détention entre octobre 2023 et novembre 2025, selon Physicians For Human Rights (Médecins pour les droits humains) Israël. En novembre, le comité contre la torture (ONU) a décrit les pratiques d’Israël comme constituant « dans les faits … une politique de torture et d’autres mauvais traitements organisés et généralisés. »
Cette réalité est terrible, horrible, innommable : elle nous gêne au point que nous préfèrerions ne pas la connaître. Mais elle existe et nous ne pouvons pas détourner le regard. Alors, comme nous le dit Adrien, navigant de la GSF, de manière forte et poignante : Osons parler de la Palestine, mettons la Palestine au centre des débats, ne nous laissons pas intimider par la chape de plomb qui enferme ce sujet, accueillons les navigant.e.s à leur retour. N’oublions pas la Palestine !
Enfin, voici le texte publié hier (20/05/26) par le cabinet d’avocats Adalah – Le centre légal pour les droits des minorités arabes en Israël- sur les conditions de détention des navigant.e.s :
Des avocat·es ont fourni une assistance juridique à des centaines de participant·es de la flottille placé·es en détention, qui ont fait état d’une violence extrême, d’humiliations sexuelles et de blessures graves infligées par les forces israéliennes
Les avocat·es d’Adalah, accompagné·es d’une équipe de juristes bénévoles, viennent de quitter le port d’Ashdod (mercredi soir 20 mai) après avoir fourni une consultation juridique à des centaines de participant·es de la flottille détenu·es illégalement. En raison des fortes restrictions d’accès, les avocat·es n’ont pas pu rencontrer l’ensemble des personnes détenues.
Adalah peut confirmer que toutes les personnes détenues ont désormais franchi l’étape initiale de traitement par les services d’immigration israéliens et que la quasi-totalité d’entre elles sont en cours de transfert vers la prison de Ktziot. L’équipe juridique fait état de violations systémiques des droits de la défense, ainsi que de mauvais traitements physiques et psychologiques généralisés infligés aux militant·es par les autorités israéliennes.
Notre équipe a reçu un grand nombre de plaintes pour violence extrême, qui révèlent un nouveau mode de sévices physiques délibérément employé par les autorités israéliennes. Cette violence a causé des blessures graves et étendues, dont au moins trois personnes qui ont été hospitalisées puis libérées.
Les avocat·es ont recensé des dizaines de participant·es présentant de possibles fractures des côtes, accompagnées de difficultés respiratoires.
Les témoignages signalent également un recours fréquent à des pistolets à impulsions électriques (Tasers) contre les participant·es, ainsi que des blessures provoquées par l’usage de balles en caoutchouc lors de l’interception des bateaux de la flottille et à bord du navire militaire vers lequel les participant·es ont été transféré·es.
Les militant·es détenu·es ont été soumis·es à une violence extrême, à la fois sur les embarcations et pendant le transfert entre les bateaux et le port. En outre, les autorités ont contraint les militant·es à adopter des positions douloureuses ; lors de leurs déplacements dans le port, ils et elles ont été forcé·es de marcher complètement courbé·es vers l’avant, tandis que des gardes leur maintenaient violemment le dos baissé.
Des participant·es ont également été contraint·es de rester agenouillé·es à l’intérieur du bateau pendant de longues périodes.
À ces sévices physiques se sont ajoutés des actes de dégradation grave, de harcèlement et d’humiliation à caractère sexuel. Par ailleurs, plusieurs participantes se sont vu arracher leur hijab par les autorités israéliennes.
Adalah continue de suivre la situation de près. Les participant·es seront présenté·es demain devant un tribunal en vue de leur expulsion. Adalah exigera d’être présente à ces audiences afin d’assurer leur représentation juridique.
Adalah maintient sa demande de libération immédiate et inconditionnelle de l’ensemble des participant·es de la flottille, actuellement détenu·es illégalement.
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Auteur : Palestine 13
* L’association Palestine 13 rassemble des personnes attachées au droit des peuples à disposer d’eux mêmes, et à la défense de la personne, pour développer la solidarité avec le peuple palestinien. Son site Web.
21 mai 2026 – Palestine13

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