Liban : la résistance frappe durement l’envahisseur israélien

3 avril 2026 - Les médias militaires du Hezbollah ont diffusé des images de l'attaque menée par la Résistance islamique contre le siège du ministère israélien de la Défense et la caserne Dolphin, qui appartient à la Direction du renseignement militaire israélien, à Tel-Aviv, au cœur de la Palestine occupée, à l'aide de missiles sophistiqués.

Par Al-Mayadeen

Les médias israéliens décrivent en détail une embuscade tendue par le Hezbollah qui a coûté la vie à un soldat, en a blessé des dizaines d’autres et a contraint les forces israéliennes à se retirer, perturbant ainsi l’offensive prévue par Israël dans le sud du Liban.

Les médias israéliens ont révélé les détails d’une embuscade de grande envergure tendue par des combattants du Hezbollah entre la région de Mhaysibat, dans la ville de Taybeh, et Qantara (Baydar al-Nahr), qui a fait un soldat israélien tué et environ 20 soldats et officiers blessés, et a finalement contraint les forces israéliennes à se retirer complètement.

L’embuscade visait une force israélienne qui tentait de mener une opération de traversée du fleuve, entraînant l’échec de ce qui a été décrit comme une mission militaire sensible et mettant un terme aux efforts visant à étendre les opérations au-delà du fleuve Litani.

Selon la chaîne israélienne Channel 15, la force visée était composée d’une unité conjointe regroupant le 890e bataillon de la brigade de parachutistes et l’unité d’ingénierie d’élite Yahalom. Cette force avait été déployée dans le cadre d’une mission qualifiée de « critique » visant à s’emparer du territoire situé de l’autre côté du fleuve, en direction de l’entrée de Qantara.

Les préparatifs de l’opération auraient duré environ 36 heures et auraient inclus un équipement du génie important, tel que du matériel de pontage, des bulldozers blindés et des bateaux pneumatiques destinés à faciliter la traversée et à établir une tête de pont.

3 avril 2026 – Attaque de la Résistance libanaise contre le siège du ministère israélien de la Guerre et la caserne Dolphin.

Alors que la troupe s’enfonçait plus profondément, ses mouvements ont été détectés, déclenchant ainsi la phase d’embuscade.

Un barrage d’artillerie intense en l’espace de quelques minutes

Selon les rapports israéliens, l’embuscade aurait débuté par une salve soudaine et extrêmement concentrée, comprenant des dizaines d’obus de mortier et de roquettes tirés simultanément en l’espace de quelques minutes, tous visant précisément le point de ralliement de l’unité israélienne.

Une telle concentration de tirs suggère l’utilisation de coordonnées de tir préétalonnées et d’une surveillance en temps réel, ce qui indique un système de combat structuré et préparé à l’avance.

Au cours d’une de ces salves, un sergent a été tué, tandis qu’un grand nombre de soldats ont été blessés, ce qui a paralysé la capacité opérationnelle immédiate de l’unité.

Les tentatives d’évacuation échouent sous un feu nourri

Alors que les forces israéliennes tentaient d’évacuer les blessés sous un feu continu, le commandement de la division aurait dû prendre une décision cruciale : poursuivre la mission malgré la perte de l’effet de surprise, ou ordonner un retrait.

Avec le nombre croissant de victimes et l’exposition opérationnelle de plus en plus grande, l’effet de surprise a été perdu, rendant la tentative de traversée irréalisable. La situation a dégénéré en une posture défensive plutôt qu’en une manœuvre offensive.

Sur le terrain, l’unité Yahalom s’est retirée en premier, laissant derrière elle d’importants moyens du génie, notamment des bulldozers, des bateaux pneumatiques et du matériel de pontage.

Le 890e bataillon serait resté dans la zone d’embuscade pendant plus d’une heure, tentant de stabiliser la situation avant qu’un ordre définitif de retrait ne soit donné.

L’opération s’est soldée par un retrait total sans que le matériel n’ait pu être récupéré.

Les médias israéliens ont noté que le Hezbollah a publié par la suite des documents montrant le matériel abandonné sur le territoire libanais.

Une embuscade parallèle perturbe le plan d’expansion israélien

Parallèlement, Channel 13 a rendu compte d’une opération connexe visant à étendre l’activité militaire au-delà du fleuve Litani, près de la zone de Khardali.

Une force de composition similaire, composée de parachutistes appuyés par Yahalom, a tenté d’établir un pont de campagne pour permettre le passage de troupes supplémentaires. Mais cette force a également été détectée et a essuyé des tirs nourris provenant d’au moins trois unités de tir coordonnées.

L’attaque comprenait un mélange de roquettes et d’obus de mortier, indiquant un système de tir en couches capable d’un engagement soutenu. Le résultat a été le même que lors de la première embuscade : un soldat tué, plusieurs blessés, dont un officier supérieur, et un retrait forcé.

Des engins de génie détruits, le projet d’extension gelé

À la suite des affrontements, les forces israéliennes ont abandonné trois bulldozers militaires et d’autres équipements de génie dans le secteur.

Une analyse militaire citée par les médias israéliens a conclu que cette embuscade avait entraîné le gel de la phase d’expansion prévue dans ce secteur, ce qui témoigne de l’impact opérationnel des actions de la Résistance et de sa résilience.

Plus tôt, la salle des opérations du Hezbollah avait publié un communiqué confirmant que ses combattants avaient réussi à attirer les forces israéliennes dans une embuscade pré-planifiée le long de l’axe Taybeh-Qantara, à la frontière libano-palestinienne.

Selon ce communiqué, l’opération a entraîné d’importantes pertes matérielles, notamment la destruction de 10 chars israéliens et de deux bulldozers, ainsi que des pertes humaines parmi les forces israéliennes.

6 avril 2026 – Al-Mayadeen – Traduction : Chronique de Palestine

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