Génocide à Gaza : responsabilité mondiale et perspectives

11 novembre 2023 - Des millions de personnes ont participé à des manifestations en France (à Toulouse sur la photo) et dans le reste du monde, en solidarité avec la Palestine, exigeant l'arrêt immédiat des bombardements israéliens massifs sur la bande de Gaza et des meurtres de civils. Tout au long du week-end, de nombreuses manifestations ont eu lieu dans le monde entier en solidarité avec le peuple palestinien et contre la guerre à Gaza. La plus grande manifestation a eu lieu à Londres, avec près de 800 000 participants - Photo : Activestills

Par Fathi Nimer, Tariq Kenney-Shawa, Alaa Tartir, Yara Hawari

Le niveau de solidarité est sans précédent et témoigne d’une évolution de la conscience mondiale qui s’oppose de plus en plus au projet colonial de peuplement israélien.

Introduction

Le génocide auquel le régime israélien se livre actuellement à Gaza a largement dévasté l’enclave assiégée. Les bombardements intensifs ont tué des milliers de Palestiniens et ont forcé plus d’un million d’entre eux à s’enfuir ; ceux qui ont survécu jusqu’à présent sont presque totalement privés d’électricité, d’eau et de nourriture. On estime que près de la moitié des bâtiments de Gaza ont été endommagés ou détruits.

Les Palestiniens ont constamment réaffirmé qu’il n’y a pas d’endroit sûr à Gaza et que l’assaut actuel de l’armée israélienne n’est que le dernier en date d’une tentative de nettoyage ethnique qui dure depuis plus de 75 ans.

Le nettoyage ethnique ne se limite pas à Gaza. En Cisjordanie, plus de 82 familles palestiniennes de la zone C ont été déplacées depuis le 7 octobre, et plus de 2000 Palestiniens ont été arrêtés pendant cette période.

En Cisjordanie, des colons israéliens armés distribuent des tracts avertissant les Palestiniens de l’imminence d’une plus grande Nakba, et plus de 130 Palestiniens ont été tués [à la date du 5 novembre -NdT] par des colons et des soldats israéliens.

Rien de tout cela ne passe inaperçu. Dans le monde entier, les Palestiniens de la diaspora et tous ceux qui sont solidaires de la lutte palestinienne pour la libération se sont mobilisés, des centaines de milliers d’entre eux ont manifesté de Londres à Bagdad et ailleurs.

Des universitaires, des étudiants, des syndicats et bien d’autres ont condamné le génocide des Palestiniens par Israël, quitte à perdre leur emploi, leur stage universitaire ou le financement de leur organisation.

Le niveau de solidarité est sans précédent et témoigne d’une évolution de la conscience mondiale qui s’oppose de plus en plus au projet colonial de peuplement israélien.

Tariq Kenney-Shawa, Fathi Nimer, Yara Hawari et Alaa Tartir d’Al Shabaka analysent la situation, à la fois critique et horrible, qui prévaut depuis le 7 octobre 2023 et la replacent dans le contexte du colonialisme israélien et de la résistance palestinienne.

Le mythe violent du « non provoqué »

Le 7 octobre 2023, les Brigades Al-Qassam, bras armé du Hamas, ont franchi la barrière militarisée apparemment impénétrable qui emprisonne les Palestiniens de Gaza depuis plus de 16 ans. Au cours d’une opération minutieusement planifiée, les brigades ont franchi les défenses israéliennes, attaqué des bases militaires et contrôlé brièvement plusieurs colonies israéliennes.

Plus de 1300 Israéliens ont été tués au cours de l’attaque, y compris des soldats en service actif et des civils, et les combattants palestiniens ont ramené plus de 200 prisonniers à Gaza.

Le déluge d’Al-Aqsa, ainsi qu’on appelle désormais l’opération, était en effet sans précédent. La qualifier de « non provoquée » – terme rapidement adopté par les alliés d’Israël dans tout l’Occident et repris par les grands médias – reflète une tentative délibérée d’occulter le contexte de violences qui a rendu inévitable cette violente réaction.

La bande de Gaza est l’un des endroits les plus densément peuplés de la planète et est souvent décrite comme la plus grande prison à ciel ouvert du monde.

Avec plus de 2,2 millions d’habitants, la plupart des résidents de Gaza sont des réfugiés qui ont été chassés de chez eux par des milices israéliennes impitoyables en 1948. Israël a pris le contrôle total de Gaza en 1967, confinant ses habitants sur une parcelle de terre de plus en plus coupée du reste de la Palestine et du monde.

Face à la résistance acharnée des Palestiniens, Israël s’est retiré de Gaza en 2005, avant d’imposer un blocus et un siège étouffants qui se poursuivent depuis lors.

Sous le blocus israélien qui a suivi des décennies d’occupation coloniale, les Palestiniens de Gaza endurent des provocations et des abus constants. Aujourd’hui, un habitant de Gaza âgé de 23 ans a survécu à six agressions militaires israéliennes d’envergure et a vu plus de 14 000 membres de sa communauté tués par les assauts israéliens.

L’impact psychologique est dévastateur, en particulier chez les enfants, qui représentent près de la moitié de la population de Gaza. Neuf enfants sur dix à Gaza souffrent de traumatismes irréversibles liés aux agressions militaires. La plupart d’entre eux n’ont jamais pu quitter le territoire à cause des contrôles stricts imposés à la fois par Israël et par l’Égypte, à la frontière méridionale de Gaza.

Rien qu’au cours des six premiers mois de l’année 2023, près de 400 enfants de Gaza se sont vu refuser l’autorisation de se rendre en Cisjordanie pour y recevoir des soins de santé essentiels, ce qui a entraîné la mort de bon nombre d’entre eux.

Entre 2007 et 2010, les autorités israéliennes ont tenu un décompte des besoins nutritionnels des Palestiniens à Gaza afin de s’assurer qu’ils ne recevraient que la quantité de nourriture nécessaire pour ne pas mourir de faim.

Les attaques israéliennes répétées ont dévasté les infrastructures de Gaza, laissant les habitants 13 heures d’électricité par jour au plus. Et près de la moitié de la population est au chômage, dont plus de 70 % de jeunes.

Sans aucun recours politique, les Palestiniens de Gaza sont punis pour avoir osé résister à leur emprisonnement abusif. Lors de la Grande Marche du Retour en 2018, par exemple, les forces israéliennes ont tué 223 manifestants et en ont mutilé des milliers d’autres qui réclamaient leur droit au retour et la fin du blocus.

La réponse écrasante aux manifestations pacifiques a servi de preuve supplémentaire que le problème n’a jamais été la manière de résister à l’oppression, mais bien le simple fait d’oser résister.

Alors que, selon le Hamas, ce qui a déclenché cette opération a été les raids israéliens sur la mosquée Al-Aqsa et les attaques terroristes des colons contre les Palestiniens en Cisjordanie, les véritables causes de la révolte du Hamas sont manifestement beaucoup plus profondes.

L’ampleur de l’opération déluge d’Al-Aqsa en a surpris plus d’un, mais on pouvait s’attendre à cette réaction de la part d’un peuple qui a subi les horreurs du nettoyage ethnique, du génocide et de la domination coloniale israélienne toute sa vie.

La vérité mérite d’être dite et redite : De nombreux Palestiniens ont pris conscience que le régime israélien ne comprend que le langage de la violence et de la force. Tant que les Palestiniens subiront une oppression et des exactions incessantes, la résistance armée sera inévitable.

Le rôle de la communauté internationale dans le génocide palestinien

Pendant des années, le régime israélien et la communauté internationale des bailleurs de fonds ont eu recours à une approche de « gestion des conflits » avec les Palestiniens. Au lieu de rechercher une résolution politique, il s’agit d’assurer la “sécurité” du régime israélien tout en « récompensant »les Palestiniens par de petites incitations économiques.

L’occupation coloniale se poursuit donc sans relâche ; tant que les Palestiniens se soumettent à la violence, le statu quo est considère comme viable.

Les États occidentaux et les organismes multilatéraux ont noyé les Palestiniens sous une aide au développement apolitique qui subventionne en fait l’occupation et le siège israéliens et libère le régime israélien des obligations qui lui incombent en vertu du droit international.

De même, ces organismes ont armé et entraîné l’appareil de sécurité de l’Autorité palestinienne, l’aidant à réprimer brutalement son propre peuple au service d’un statu quo illimité.

La position de l’Occident est restée constante, quelle que soit l’action ou l’inaction des Palestiniens. Lorsque les Palestiniens recourent à des moyens non violents, tels que les boycotts et les marches, leurs efforts sont néanmoins diabolisés, condamnés et, en fin de compte, ignorés.

Inversement, quelle que soit la dépravation des actions du régime israélien – de la pluie de phosphore blanc sur des quartiers entiers à l’incendie de villages palestiniens -, il est toujours récompensé et protégé de toute répercussion concrète.

Pourtant, la communauté internationale ne se contente pas de protéger le régime israélien contre les conséquences de ses crimes. Elle l’a aidé à ancrer davantage son projet colonial de peuplement dans la région en multipliant les traités de normalisation, sous l’égide de l’administration Trump, puis de l’administration Biden.

Ces traités omettent notamment tout engagement à faire avancer les droits des Palestiniens, sans parler de leur libération. De nombreux États arabes, dont le Maroc, les Émirats arabes unis et le Bahreïn, ont ainsi rejoint l’Occident en abandonnant complètement la lutte palestinienne en échange d’avantages économiques.

Compte tenu de ces faits, nous ne pouvons pas qualifier la communauté internationale de complice de l’oppression palestinienne, mais plutôt de participant actif à la colonisation sioniste de la Palestine, y compris le génocide actuellement commis à Gaza. Des décennies d’impunité ont permis au régime israélien d’agir à sa guise, sachant qu’il ne subira aucune conséquence pour les atrocités qu’il commet.

Il est vrai qu’il n’y a pas eu de réaction significative au nettoyage ethnique de Gaza. Au contraire, de nombreuses nations ont fait des déclarations de solidarité affirmant le droit d’Israël à couper l’eau et l’électricité du territoire assiégé et à massacrer librement les Palestiniens.

L’opération « Déluge d’Al-Aqsa » du Hamas a prouvé que la lutte palestinienne ne peut être apaisée par l’approche actuelle du régime israélien qui vient de montrer ses limites.

Elle a révélé au reste du monde ce que tant de Palestiniens savent depuis longtemps : que l’aide étrangère ne remplace pas la libération, que le statu quo de l’occupation et de l’apartheid n’est pas viable et que les Palestiniens n’accepteront pas de mourir sans bruit en attendant que le monde se souvienne de leur existence.

Comme tous les peuples colonisés, les Palestiniens ont le droit inhérent de se libérer des chaînes et des limites coloniales, quoiqu’en disent les tenants d’un ordre international investi dans leur dépossession.

L’allégeance des suprématistes blancs de l’Occident au régime israélien

L’épisode actuel de la colonisation de la Palestine a rempli beaucoup de monde d’horreur et de profond chagrin. La réponse de l’Occident – le soutien inflexible au régime israélien, le bellicisme et les encouragements enthousiastes au bombardement de Gaza – n’a fait qu’ajouter la colère à l’horreur.

Le chef du parti travailliste britannique et ancien avocat des droits de l’homme, Keir Starmer, a osé affirmer, à tort, que le régime israélien avait le droit de priver les Palestiniens de Gaza d’eau et d’électricité suite à l’opération menée par le Hamas le 7 octobre.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est tenue aux côtés du président israélien Issac Herzog en signe de solidarité, déclarant qu’ « Israël a le droit et le devoir de répondre à l’acte de guerre du Hamas » pendant que l’armée israélienne bombardait les Palestiniens fuyant le nord de la bande de Gaza.

Le président américain Joe Biden a lui aussi prêté une allégeance sans faille au régime israélien et a même accéléré l’envoi de munitions pour contribuer à ce qui n’est rien de moins qu’une campagne génocidaire contre les Palestiniens de Gaza.

Ces acteurs du pouvoir mondial n’ont fait que redoubler de loyauté envers le projet colonial des colons israéliens dans le cadre du discours effrontément déshumanisant et racialiste qui sort actuellement de la bouche des dirigeants israéliens.

Le ministre de la défense Yoav Gallant, par exemple, a qualifié les Palestiniens d’ « animaux humains », tandis que d’autres politiciens et ministres israéliens appellent ouvertement au nettoyage ethnique.

Une vidéo publiée le 13 octobre montre un vétéran israélien, qui a participé au massacre de Deir Yassin en 1948, en train d’encourager les soldats à « effacer la mémoire » des Palestiniens et de leurs familles.

Dix jours après le début de l’assaut israélien, le compte X de M. Netanyahu parlait du « combat entre les enfants de la lumière et les enfants des ténèbres, entre l’humanité et la loi de la jungle » (le message a depuis été supprimé).

Les comparaisons avec les animaux et les métaphores opposant la lumière au mal sont habituelles chez les suprématistes blancs, pour qui les Palestiniens sont de simples créatures qui ne méritent pas de vivre ou carrément des démons.

Cette rhétorique n’a pratiquement pas été remise en question par les dirigeants occidentaux ou leurs grands médias. Au contraire, elle a été reprise en boucle par les politiciens pour justifier les violations du droit international.

Même les soi-disant alliés des Palestiniens s’entêtent à véhiculer des récits nocifs et racistes qui occultent les graves disparités de pouvoir entre le colonisateur et le colonisé, en considérant la vie des Israéliens comme bien plus précieuse que celle des Palestiniens. Dans tous les cas, la suprématie blanche est à l’œuvre.

Il est remarquable qu’il reste quelques personnalités politiques en Occident qui se sont élevées contre ce discours déshumanisant. La ministre espagnole des droits sociaux en exercice, Ione Belarra, a accusé le régime israélien de planifier un génocide et a demandé que Netanyahu soit traduit devant la Cour pénale internationale pour crimes de guerre.

Le député conservateur britannique Crispin Blunt a fait part de son intention de poursuivre des fonctionnaires britanniques, dont M. Starmer, pour complicité dans les crimes de guerre israéliens.

Néanmoins, les limites du droit international sur lequel se basent ces condamnations n’ont jamais été aussi évidentes, non seulement à cause du manque de volonté des États les plus puissants de demander des comptes à Israël, mais aussi parce que le droit international lui-même ne s’attaque pas à la cause première de la violence : le colonialisme de peuplement sioniste.

Un cessez-le-feu finira par être conclu, les bombes cesseront de pleuvoir sur Gaza, le siège sera peut-être levé et les criminels de guerre israéliens seront peut-être même poursuivis.

Mais les Palestiniens ne seront toujours pas libres. Pour certains de nos alliés, ce sera peut-être suffisant, mais pour les Palestiniens, ce ne sera pas le cas. Ce moment terrible est donc aussi un moment charnière pour la lutte de libération palestinienne : il faut insister pour que notre lutte soit comprise non seulement comme anticoloniale, mais aussi comme antiraciste.

Les Palestiniens doivent ancrer leur lutte aux côtés d’autres communautés luttant contre le colonialisme de peuplement et la suprématie blanche, qui forment collectivement le socle de nombreux pays, idéologies et institutions internationales.

Franchir les barrières coloniales

La colonisation confine les peuples indigènes et autochtones, non seulement dans l’espace mais aussi psychologiquement. La répression, l’asservissement et les tentatives permanentes d’annihilation auxquelles ils doivent faire face concentrent les énergies de ceux qui luttent pour la libération sur le court terme, et entravent la capacité d’imaginer des possibilités d’avenirs alternatifs.

La percée du 7 octobre à travers la barrière coloniale israélienne qui emprisonne Gaza a été un moment décisif dans la lutte palestinienne pour la libération : elle a représenté un défi colossal à la disparité de pouvoir entre le régime israélien, en tant que colonisateur, et les Palestiniens, en tant que peuple colonisé.

En outre, elle a donné un aperçu de la manière dont les cartes et la géographie peuvent être redessinées dans le cadre d’une lutte de libération, et dont un statu quo préjudiciable peut être modifié. Surtout, pendant un bref instant, elle a fait entrer dans le domaine du possible ce qui était autrefois inimaginable, à savoir que les frontières imposées par le régime israélien, tout comme le régime lui-même, sont à la fois vulnérables et impermanentes.

Pendant plus de trente ans, le gouvernement israélien, l’Autorité palestinienne et de puissants acteurs étrangers ont déterminé les limites et les frontières des rêves et des espoirs des Palestiniens. Ils ont criminalisé la résistance palestinienne sous toutes ses formes et ont simultanément distrait les Palestiniens avec des questions sans importance, allant de la bureaucratie surdimensionnée du Fatah à sa gouvernance autoritaire.

Bon nombre de ces diversions ont leur source dans les accords d’Oslo de 1993, qui ont imposé par la force un cadre qui promettait la création d’un État mais qui, en réalité, privait les Palestiniens de leurs droits fondamentaux et de leur liberté collective.

Bien qu’on ne puisse pas présager des conséquences à long terme de ce qui se passe en ce moment, il est tout à fait clair que les croyances concernant la puissance des acteurs qui dominent les Palestiniens depuis des décennies ont été ébranlées.

On ne peut plus être considérer comme acquis le maintien indéfini des Palestiniens sous un siège et une occupation militaire. Ce bouleversement de la dynamique coloniale est important, notamment en raison du sentiment d’espoir qu’il suscite chez les Palestiniens, malgré l’escalade de la douleur et des souffrances engendrées par les crimes sans nom du régime israélien.

Bien qu’elle soit sans précédent à bien des égards – y compris dans la violence de la réaction du régime colonial – il faut également comprendre que cette révolte n’est pas un fait isolé. Elle n’est que la dernière manifestation d’une longue série de défis lancés au projet colonial au cours des 75 dernières années.

Rien qu’au cours des dernières années, on peut citer l’Intifada de l’Unité, l’évasion de la prison de Gilboa, les nombreuses grèves de la faim des prisonniers, la campagne Save Sheikh Jarrah et même la série de rapports condamnant l’apartheid israélien comme autant de moments de résistance interconnectés qui éclairent notre compréhension de ce que signifie la confrontation avec le colonialisme israélien dans tous ses aspects.

Bien que la discussion sur les tactiques utilisées dans certaines de ces actions persiste au sein de la communauté palestinienne, chacune de ces tactiques contribue indubitablement à l’expansion de l’imaginaire autochtone en relation avec la lutte anticoloniale.

Alors que le régime israélien et ses alliés se sont efforcés de rétrécir constamment le territoire palestinien et de réduire la possibilité du retour, cette résistance nous rappelle que toutes les barrières – qu’il s’agisse de murs de prison, de frontières étatiques ou de limites psychologiques – sont malléables et, en fin de compte, destructibles.

Bien entendu, tout cela se déroule dans un contexte de dévastation totale à Gaza, où l’armée israélienne a massacré des milliers de personnes et en a blessé un nombre exponentiel. L’ampleur des dégâts est incroyable et les Palestiniens, en particulier ceux de Gaza, devront faire face aux conséquences de la dernière campagne de génocide du régime israélien pendant des années.

Alors que nous nous efforçons de reconstruire ce que nous pouvons, nous devons capitaliser sur la puissance de ce changement de paradigme. Nous devons nous en servir pour repenser les contours d’un avenir libéré de la colonisation.

7 novembre 2023 – Al-Shabaka – Traduction : Chronique de Palestine – Dominique Muselet