Le détroit d’Ormuz sera le tombeau de l’impérialisme US

5 juillet 2026 - Des prières funéraires ont été récitées dimanche matin à la Grande Mosalla de Téhéran en présence de la dépouille du chef de la Révolution islamique, Seyyed Ali Khamenei, mort en martyr, et de celle des membres de sa famille, devant une foule de personnes venues de tout le pays pour lui rendre un dernier hommage - Photo : Tehran Times

Par Abdel Bari Atwan

L’Iran est-il vraiment « un pays en faillite, moribond et ruiné », comme le laisse entendre Trump dans ses récentes déclarations ?

Le président américain Donald Trump a réitéré ses menaces militaires de détruire des cibles iraniennes, que ce soit dans le détroit d’Ormuz ou au cœur même de l’Iran.

Il a averti lundi, à la suite des frappes de missiles iraniens contre trois bases aériennes américaines — deux en Jordanie (King Hussein et Muwaffaq Salti près d’Azraq) avec huit missiles et la troisième aux Émirats arabes unis —, que « nous riposterons avec force ».

Il est à noter que, probablement pour la première fois, l’Iran a riposté à l’agression américaine sur l’île d’Erak, près du détroit d’Ormuz, à l’aide de missiles de précision et de drones, quelques heures seulement plus tard.

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Cette évolution signifie que l’Iran a évité la formule couramment utilisée au Moyen-Orient, notamment dans les pays arabes, selon laquelle « nous riposterons au moment et à l’endroit opportuns », une expression formelle qui reste en général sans suite.

Trump remporte le prix « Nobel » du mensonge, car il a affirmé à plusieurs reprises disposer d’une autorité totale sur le détroit d’Ormuz, qu’il a déclaré être un détroit américain et faire partie du territoire américain, tout en menaçant de rayer l’Iran de la surface de la Terre.

Le dernier rebondissement de cette histoire est son affirmation selon laquelle « l’Iran est un État défaillant et moribond, sans flotte navale, sans force aérienne et sans monnaie pour payer les salaires de ses soldats ».

Nous ne voyons pas comment l’Iran pourrait être qualifié d’État défaillant et moribond alors qu’il a survécu à la guerre depuis plus de sept mois, et que le président Trump et son allié Benjamin Netanyahu n’ont réussi à atteindre aucun de leurs objectifs dans ce conflit.

Un État défaillant serait-il capable de riposter à l’agression américaine sur l’île d’« Arak » à l’aide de missiles et de drones, en frappant des sites américains en Jordanie et aux Émirats arabes unis en l’espace de quelques heures ?

Les Gardiens de la Révolution iranienne ont répondu aux menaces de Trump en démystifiant ses mensonges un à un, affirmant que toute attaque américaine serait accueillie par une riposte dix fois plus importante.

Abdolnasser Hemmati, gouverneur de la Banque centrale d’Iran, a affirmé que le gouvernement disposait de réserves de devises étrangères suffisantes, que ses ressources étaient toujours disponibles et qu’il était prêt à injecter immédiatement deux milliards de dollars, ou l’équivalent en devises étrangères, sur le marché.

Le retour rapide de Trump aux menaces militaires, ainsi que sa promesse de riposter à l’attaque iranienne contre deux bases aériennes américaines en Jordanie, indiquent que le bombardement a causé des dégâts considérables. Il est très probable qu’un grand nombre de soldats américains ont été tués, gravement blessés, ou les deux à la fois.

Le précédent bombardement de ces bases avait fait trois morts et des dizaines de blessés, selon l’armée américaine.

Les expériences passées nous ont appris que tant les États-Unis que le régime d’occupation israélien fournissent des informations mensongères sur leurs pertes humaines et matérielles.

Au cours du dernier conflit ouvert de 12 jours, les missiles iraniens ont dévasté de nombreuses petites villes de l’agglomération de Tel-Aviv, ainsi que Haïfa, Beersheba et Dimona.

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Les autorités israéliennes ont interdit la prise de photos et, par conséquent, la diffusion d’images illustrant ces dégâts. Les autorités américaines ont adopté la même stratégie dans leurs bases, ne publiant aucune image des destructions massives causées par les missiles iraniens au Koweït, aux Émirats arabes unis, à Al-Udeid au Qatar, à Bahreïn (la Cinquième Flotte) ou en Jordanie.

Trump a ruiné la position et la réputation des États-Unis en tant que superpuissance. Il est aujourd’hui confronté non seulement à la fureur et à la révolte dans les rues américaines, où sa popularité a chuté à moins de 28 %, mais aussi au sein de sa propre institution militaire.

Selon l’agence de presse américaine « Bloomberg », un grand nombre d’officiers de l’armée américaine, y compris le secrétaire à la Défense, sont prêts à démissionner en raison du désordre et de l’effondrement de l’armée, ainsi que de son échec dans le conflit avec l’Iran.

L’agence de presse américaine, réputée pour sa fiabilité, a confirmé ces allégations dans un rapport détaillé comprenant des chiffres et des noms.

Le détroit d’Ormuz sera le cimetière de la superpuissance américaine, tout comme l’a été le canal de Suez pour les empires britannique et français à la suite de l’agression tripartite de 1956.

2 septembre 2026 – Raï al-Yaoum – Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah

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