Appel au boycott des universités israéliennes

Août 2014 - Bombardement israélien de l'université islamique à Gaza - Photo: via map.org.uk

Par PACBI

Les universités israéliennes sont des complices majeurs, volontaires et constants du régime israélien d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid.

Elles sont impliquées dans le développement de systèmes d’armes et de doctrines militaires déployés dans les récents crimes de guerre d’Israël au Liban et à Gaza, dans la justification de la colonisation en cours des terres palestiniennes, dans la rationalisation du nettoyage ethnique progressif des Palestiniens autochtones, dans la justification morale des exécutions sommaires, dans la discrimination systématique à l’encontre des étudiants « non-juifs », et dans d’autres violations implicites et explicites des droits de l’homme et du droit international.

Pour mettre fin à cette complicité dans les violations du droit international par Israël, la société civile palestinienne a appelé à un boycott académique des institutions académiques israéliennes complices.

Refusant de normaliser l’oppression, de nombreuses associations universitaires, gouvernements et syndicats d’étudiants ainsi que des milliers d’universitaires internationaux soutiennent désormais le boycott universitaire d’Israël.

Pourquoi boycotter les universités israéliennes ?

Pendant des décennies, les universités israéliennes ont joué un rôle clé dans la planification, la mise en œuvre et la justification des politiques d’occupation et d’apartheid d’Israël, tout en maintenant une relation particulièrement étroite avec l’armée israélienne.

L’université de Tel Aviv, par exemple, a développé des dizaines de systèmes d’armes et la « doctrine Dahiya » de la force disproportionnée employée par l’armée israélienne pour commettre des crimes de guerre contre les civils palestiniens et libanais.

En 2011, l’université de Johannesburg a rompu ses liens avec l’université Ben Gourion en raison de sa complicité dans les violations des droits de l’homme commises par Israël, notamment le vol de l’eau des Palestiniens.

Une étude de Human Rights Watch révèle une discrimination raciale institutionnalisée à l’encontre des Palestiniens dans l’ensemble du système éducatif israélien, y compris dans les universités.

Qu’est-ce que le boycott académique d’Israël ?

En tant que partie du Comité national palestinien BDS (BNC) chargée de superviser les aspects de boycott académique et culturel de BDS, la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) prône, depuis 2004, le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes.

Cette campagne se fonde sur le fait que ces institutions sont profondément complices de la planification, de la mise en œuvre, de la justification et/ou du blanchiment du système d’oppression israélien qui prive les Palestiniens de leurs droits fondamentaux garantis par le droit international, ou qui entrave l’exercice de ces droits, y compris la liberté académique et le droit à l’éducation.

Il y a un nombre croissant d’Israéliens anticolonialistes qui soutiennent le mouvement BDS, y compris le boycott culturel d’Israël. Le mouvement BDS s’oppose à toutes les formes de discrimination, y compris l’islamaphobie, l’antisémitisme et la discrimination fondée sur la nationalité. Le boycott académique est un boycott des institutions israéliennes et non des individus.

Le mouvement BDS rejette le boycott d’individus sur la base de leur identité et n’appelle pas au boycott d’universitaires israéliens individuels simplement en raison de leur affiliation à une université complice. Cependant, cela n’exclut pas les universitaires israéliens qui apparaissent en tant que représentants d’une institution complice (comme un président ou un porte-parole).

Cela n’exclut pas non plus les universitaires israéliens des boycotts « de bon sens » qui sont organisés sur la base d’une opposition au soutien ou à la participation d’une personne à des violations du droit international et des droits de l’homme. Note : Les directives de PACBI pour le boycott académique international d’Israël sont le guide faisant autorité pour le boycott académique d’Israël.

Elles peuvent être consultées ici, et ce document ne fait que présenter l’essence de ces directives.

Les universitaires palestiniens soutiennent-ils le boycott universitaire d’Israël ?

Absolument. Lorsqu’il a été lancé en 2004, l’appel de PACBI a été approuvé par la Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et d’employés universitaires (PFUUPE), la Fédération générale palestinienne des syndicats (PGFTU), le Réseau des ONG palestiniennes (PNGO) et de nombreux autres réseaux de la société civile.

L’appel de PACBI, qui a ensuite été officiellement approuvé par le Conseil palestinien de l’enseignement supérieur (CHE), est conforme à l’appel du CHE, qui fait autorité, à la « non-coopération dans les domaines scientifiques et techniques entre les universités palestiniennes et israéliennes. »

Quels sont les principes du boycott universitaire ?

Existe-t-il des directives pour la mise en œuvre du boycott universitaire ?

Les directives peuvent être consultées ici.

Si vous avez besoin d’un conseil ou d’une orientation supplémentaire, comme c’est souvent le cas, veuillez nous contacter à l’adresse suivante : pacbi@pacbi.org.

Le boycott académique est-il efficace ?

Sans aucun doute. Il suffit de demander aux dirigeants israéliens. Le président israélien Reuven Rivlin a récemment décrit le boycott universitaire d’Israël comme une « menace stratégique de premier ordre ». La « menace » fait ici référence au rôle que joue ce boycott pour saper l’ensemble du régime d’occupation et d’apartheid d’Israël, étant donné le rôle central du monde universitaire dans ce système.

Pendant des décennies, Israël a réussi à projeter à l’Ouest une fausse image de démocratie, couvrant ainsi son déni des droits des Palestiniens qui dure depuis des décennies. Le monde universitaire israélien a toujours été le principal diffuseur de cette propagande, contribuant à blanchir les crimes d’Israël et lui permettant de continuer à opprimer le peuple palestinien en toute impunité.

Avec la généralisation du boycott universitaire d’Israël, ce rôle est mis à mal et le vrai visage d’Israël en tant que régime d’oppression est révélé au monde comme jamais auparavant.

L’ancien président israélien Shimon Peres explique ce lien : « Israël a eu la chance de posséder de nombreux talents qui fabriquent d’excellents produits. Pour exporter, il faut de bons produits, mais aussi de bonnes relations. Alors pourquoi faire la paix ? Parce que, si l’image d’Israël se dégrade, il commencera à subir des boycotts. »

PACBI – Traduction : Chronique de Palestine

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