Un État démocratique : qu’en est-il ?

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Palestiniens s'attaquant au mur israélien d'apartheid - Photo : ActiveStills.org
Blake AlcottOne Democratic State (ODS) – un État démocratique (UED) – a le vent en poupe.

Les deux dernières années ont vu une intense activité organisationnelle pour UED et plus encore depuis décembre 2017 lorsque l’axe États-Unis/Israël a rejeté la revendication centrale des Palestiniens – Jérusalem pour capitale – rendant ainsi inacceptable une fois pour toute « l’État » palestinien de la solution à deux États.

Mais UED n’est pas une réaction au fait que la solution à deux États soit impossible, inapplicable, irréalisable, ou ‘morte’. Premièrement, UED a toujours dit que la solution à deux États était avant tout indésirable, qu’elle soit réalisable ou non : elle partitionne la patrie, n’implique pas une réelle souveraineté, et laisse sur le carreau les réfugiés et les Palestiniens d’Israël.

Au contraire, UED a toujours été fondé sur les principes fondamentaux : Unité de la Palestine, droits de l’homme, citoyenneté pour tous ceux qui vivent entre le fleuve et la mer, inaliénabilité absolue du droit de retour en qualité de citoyen et restitution des biens des Palestiniens victimes du nettoyage ethnique où qu’ils résident.

Cette position claire, contrecarrée par le sionisme des pouvoirs en place, a été défendue par la direction palestinienne de 1918 à 1948 dans son témoignage devant la commission King-Crane en 1919, dans les résolutions des sept congrès arabes palestiniens entre 1919 et 1928, dans les pétitions adressées au mandataire britannique et à la SDN dans les années 1930, dans ses positions lors des Tables rondes de St James en 1939, à la Commission anglo-américaine en 1946 et au Comité spécial des Nations Unies sur la Palestine en 1947.

Alors que les chartes de l’OLP de 1964 et 1968 ne donnent guère de détails sur l’État palestinien indépendant envisagé, les Conseils nationaux palestiniens ont maintenu l’objectif d’un seul État laïque et démocratique dans toute la Palestine, soutenu par 99% des Palestiniens jusqu’en 1974. Ce leadership a ensuite, sur une période de quinze ans, progressivement abandonné UED au profit de la solution des bantoustans que les accords d’Oslo allaient promettre vingt ans plus tard.

C’est à dire que, jusqu’à la fin des années 1980 le cœur de la solution à deux États, à savoir accepter la partition, accepter les droits ethno-religieux des juifs en Palestine, laisser tomber les réfugiés, n’a jamais vraiment valu la peine d’en parler. Abnaa al-Balad basé en Galilée et le Front Populaire pour la Libération de la Palestine rejetèrent le changement de position de l’OLP, maintenant la vision d’ UED bien vivante, malgré une sévère répression de la part de l’entité sioniste. On doit la renaissance de la vision d’UED après le désastre d’Oslo à des acteurs tels qu’ Edward Said, Ghada Karmi, Azmi Bishara et Tony Judt.

Entre 2004 et 2007, des livres sont parus : Sharing the Land of Canaan de Mazin Qumsiyeh, The One-State Solution de Virginia Tilley, One Country de Ali Abunimah, Married to Another Man de Ghada Karmi. Des conférences se sont tenues à Madrid, Southampton, Haïfa, Boston, Londres, Stuttgart, Munich, Zürich, Dallas, Toronto. Des articles ont été écrits, des anthologies sont parues : Where Now for Palestine ? de Jamil Hilal, After Zionism de Lowenstein & Moor, The Failure of the Two-State Solution de Hani Faris, ainsi que The Case for a Secular New Jerusalem d’Ofra Yeshua-Lyth.

En plus de ces auteurs, des personnalités comme Omar Barghouti, George Bisharat, Susan Abulhawa, Ilan Pappe, Nur Masalha, Leila Farsakh, Haim Bresheeth, Annemarie Jacir, Joseph Massad, Salman Abu Sitta et Norton Mezvinsky se sont tous prononcés publiquement pour UED. BADIL et des universitaires tels que Walid Khalidi, Victor Kattan, Rex Brynen, Naseer Aruri, Francis Boyle, Rosemary Sayigh et John Quigley ont œuvré sans relâche pour le droit au retour, qui ne peut se concrétiser que dans le cadre d’UED.

Finalement, l’organisation

Le parti politique, Tajammua, ou Balad, (en français l’Assemblée nationale démocratique) qui a actuellement des élus à la Knesset, sur la liste arabe commune, prône depuis les vingt dernières années l’idée d’un Israël qui soit ‘le pays de tous ses citoyens’, pas seulement des juifs, tout en défendant fermement le droit de retour. Son programme rendrait les régions occupées en 1948 réellement démocratiques, toutefois il était moins précis sur la question de la réunification de la Palestine et les modalités du retour. – UED qui est une idéologie démocratique tout à fait ordinaire – a été la cause de l’exil effectif de son dirigeant de l’époque, Azmi Bishara, en 2007.

Le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) implique aussi bien-sûr UED. Si les trois conditions énoncées en 2004, nécessaires pour mettre fin au boycott étaient remplies – souveraineté pour la Cisjordanie et la Bande de Gaza, égalité absolue pour les citoyens palestiniens d’Israël, et le Retour – on obtiendrait ce que l’on pourrait appeler deux États démocratiques. Mais si on y ajoute la quatrième exigence de BDS, à savoir l’autodétermination des Palestiniens, qui depuis l’époque de Woodrow Wilson inclue résolument le rejet de la partition de la patrie, la réunification en un seul État en découle rigoureusement.

Trois déclarations similaires à UED mais quelque peu orientées vers la solution binationale opposée sont apparues en 2006-2007. Elles émanaient de Palestiniens en Israël : The Future Vision of the Palestinian Arabs in Israel (Vision pour l’avenir des Arabes palestiniens en Israël) du National Committee for the Heads of the Arab Local Authorities in Israel (Comité national pour les chefs des autorités arabes locales en Israël) , The Democratic Constitution (La Constitution démocratique) d’Adalah, et The Haifa Declaration (La déclaration de Haïfa) de Mada al-Carmel, centre arabe de recherches en sciences sociales appliquées.

Les sites 1not2 (1pas2) et One Democracy (Une démocratie), basés en Angleterre, et One Democratic State (un État démocratique), basé au Texas (site web actuellement piraté), ont porté le flambeau à l’international pendant un certain temps. Le dernier groupe cité est dirigé par Samir Abed Rabbo, auteur de la Déclaration de Munich de 2012 qui réunit trois autres groupes formés en 2013 : en mai le Popular Movement for One Democratic State on the Land of Historic Palestine, (Mouvement populaire pour un État démocratique en Palestine historique), également en mai le Jaffa ODS group (groupe ODS de Jaffa), et en juillet en Angleterre le groupe ODS in Palestine Ltd (ODS en Palestine). La Déclaration de Munich d’une page, claire et directe s’appuie en toute cohérence sur plusieurs déclarations d’ UED précédentes rédigées par des personnes nommées ci-dessus.

La plupart des cinquante membres du Popular Movement for ODS (Mouvement populaire pour Un État démocratique) vivent en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, mais aussi en Turquie, Suisse, Angleterre et les États-Unis. Il est enregistré en tant qu’organisation suisse à Handelsregisteramt Zürich, Nr. CHE-390-290.948. Parmi les membres de son conseil d’administration on trouve Radi Jarai, Imad Saed, Ibrahim Saad, Ghada Karmi, Munir Abbushi, Ilan Pappe, Sameer Sbaihat, Walid Abu Tayeh et moi-même.

La plupart des trente membre de ODS in Palestine Ltd vivent en Angleterre, certains gardant l ‘anonymat afin de se préserver de l’ire de l’État d’apartheid. C’est une association enregistrée comme société à responsabilité limitée par garantie Nr. 08615817. Elle a organisé des conférences sur l’ UED par Ghada Karmi, Ilan Pappe, Karl Sabbagh, Salma Karmi, Awad Abdelfattah, Ruba Salih et Gideon Levy, a fait fabriquer une très grande clé du retour en métal qui est érigée devant la cathédrale St Mary d‘Edimbourg, et vise à être complémentaire du travail de solidarité réalisé sur d’autres fronts en se concentrant sur la solution d’UED.

Deux autres groupes ont vu le jour en 2016 et 2017. The One State Foundation (La Fondation pour un seul État) est une association sans adhésion, enregistrée en Hollande. Les trois membres de son Conseil d’administration sont Hamada Jaber, Ofer Neiman and Angelique Eijpe, diplomate néerlandaise. Elle a le mérite de publier en Arabe, Anglais et Hébreu, et sa page facebook compte déjà 6000 likes. Un autre groupe, dont le principal organisateur est Jeff Halper, regroupe presque exclusivement des juifs israéliens et des citoyens palestiniens d’Israël, et se réunit à Haïfa et Exeter. Il tend à défendre la conception des droits politiques collectifs de groupes de citoyens, définis à partir de critères ethniques, plutôt que celle des droits strictement individuels d’UED.

D’autres personnes engagées soutiennent que le mot « laïque  » devrait figurer dans le nom ou le titre d’un mouvement ou d’un groupe partisan de l’UED, mais il reste à voir si elles deviendront publiquement visibles dans un tel groupe.

Enfin, certains sionistes libéraux ainsi que le groupe Independent Jewish Voices (Voix juives indépendantes) ont avancé l’idée d’une véritable démocratie pour tous ceux qui vivent maintenant entre le fleuve et la mer, mais leur position de compromis sur le droit de retour et le maintien de la loi israélienne du retour est incompatible avec UED.

Débats et unité ?

Le droit de retour est la clef de voute de la libération de la Palestine. Ce droit signifie que tous les Palestiniens souhaitant retourner sur le lieu de leurs origines (foyer) dans les limites du territoire maintenant appelé Israël, d’où ils ont été expulsés en 1948, pourraient littéralement le faire. Plus de 8 millions de Palestiniens sont concerernés, et pourraient rejoindre les presque 2 millions qui vivent actuellement sur le territoire occupé depuis 48.

Cela signifie également qu’ils retrouveraient tous le droit de vote comme citoyens de Palestine – quelle que soit la structure formelle de cet État, et qu’ils aient ou non émigré en Palestine. Cela signifie aussi la restitution totale de leurs biens et l’indemnisation pour les pertes subies, dues à la dépossession et au déplacement depuis 1948. Comme en 1947, bien plus de 90% des terres de la Palestine historique étaient soit propriété privée, ou municipale ou celle du waqf.

Bien que le droit de retour, le respect des droits de l’homme énumérés par exemple dans La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et les règles démocratiques normales de gouvernance unifient tous ces groupes et individus, il demeure des sujets de débat.

Par-dessus tout, faudrait-il accorder explicitement des droits politiques en Palestine aux groupes ethniques ou religieux ? La tradition centenaire d’un État de ses citoyens, continuation en fait du régime ottoman à partir de 1908, qui incluait musulmans, juifs, chrétiens, Arméniens, Druzes, Européens, et Circassiens, fut renversée par la Grande Bretagne avec les propos d’Herbert Samuel et Winston Churchill dans le Livre blanc de 1922, déclarant que « le peuple juif … est en Palestine de plein droit et non par tolérance. »

En d’autres termes, ce ne sont pas seulement quelques individus juifs, mais tous les juifs où qu’ils se trouvent, qui ont des droits politiques en Palestine. Les Britanniques avaient adopté cet objectif de l’État-nation sioniste. Bien-sûr, cette notion, comme l’idée que les Hindous, les Druzes ou les chrétiens catholiques romains par exemple auraient des droits politiques sur la Palestine en vertu de leurs gènes ou de leur religion, n’est pas à prendre au sérieux.

De nombreux partisans d’UED craignent, cependant, que reconnaître de quelconques droits collectifs définis en termes de race ou de religion pourrait être la porte ouverte à une sorte de bi-nationalisme, l’idéologie selon laquelle il y a deux (en fait il y en a davantage) ‘nations’ définies ethniquement en Palestine historique ayant des droits collectifs égaux : cette vieille, fausse image de la parité, deux entités aux revendications éthiques égales rivalisant pour un seul état.

On oublie souvent que les revendications collectives des Palestiniens ne sont pas définies sur une base raciale, mais plutôt multiraciale en tant que populations indigènes. Leurs revendications se justifient en termes d’autodétermination collective, mais le collectif est défini sur une base territoriale et historique, et non raciale.

Bien sûr, il est possible que le Mouvement de la résistance islamique (Hamas), l’un des deux grands groupes politiques palestiniens, formule des revendications politiques pour les musulmans qui l’emporteraient sur celles des non-musulmans. Sa nouvelle charte publiée en mai dernier, après tout, affirme que le « cadre de référence de la Palestine est l’Islam » et que c’est une « terre arabo-islamique ».

La vision du Hamas est bien-sûr celle d’une Palestine indépendante réunifiée, et son soutien au droit de retour est inconditionnel, mais le Hamas a vraisemblablement des divergences avec UED en ce qu’il considère seulement comme « Palestiniens » « les Arabes qui ont vécu en Palestine jusqu’en 1947 », laissant ouverte la question de la citoyenneté des non Arabes. Alors que UED traiterait aussi comme citoyens tous les juifs israéliens actuels, même s’ils constituent une minorité. Le Hamas sur ce point aurait à adopter un concept de ‘citoyen de Palestine non palestinien’. De même, l’Islamic Movement in Israel (Mouvement islamique en Israël) aurait à régler le problème insoluble d’un état à la fois démocratique et ‘arabe’ ou ‘islamique’.

Un autre terme fait débat celui de ‘laïc’, qui en anglais ne signifie pas athéisme ou opposition de l’état à la religion, mais plutôt la séparation de l’état et de la religion (et de l’ethnicité). Cependant, en arabe et dans l’histoire politique de la Palestine et du Proche-Orient au sens large il semble que le terme véhicule de telles connotations. Ainsi, les articles 4 et 5 de la Déclaration de Munich décrivent un état laïc sans utiliser le mot.

Une dernière question concerne celle de la nature exacte de la restitution des biens. On ne part pas de zéro, car les précédents ne manquent pas, et notamment celui de la restitution des biens des juifs confisqués dans les années 1930 et 1940 en Europe. Dans ce cas précis les droits de propriété ont été appliqués au pied de la lettre, et dans le cas de la Palestine cela signifierait qu’une fois la propriété restituée aux Palestiniens ou à une institution politique ou religieuse palestinienne, les propriétaires rétablis dans leurs droits seraient habilités à décider de ce qu’il adviendra de la terre et de qui y vit et y travaille. C’est normalement ce que signifie la notion de propriété.

Le point de vue opposé abrogerait cette conception des droits de propriété afin de garantir qu’aucun individu juif – ou, d’ailleurs, aucun Palestinien résidant sur la terre d’un autre Palestinien – ne soit expulsé ; il faut rechercher un compromis collectif politiquement nécessaire en dépit du caractère inaliénable des droits de propriété en droit international. Ici, il semble qu’il faille mettre les droits de l’homme des Palestiniens dépossédés en balance avec la situation humanitaire des personnes, descendants d’immigrants récents, qui sont nées en Palestine et y vivent.

UED : une vision positive

Répétons le, en décrivant UED il n’est même pas nécessaire de mentionner la solution à deux États, ou sa mort, son caractère irréalisable ou même sa violation flagrante de la plupart des droits de la vaste majorité des Palestiniens. Quelles que soient la déontologie et la politique pratique de la farce des deux états, elles constituent une diversion négative et on peut les ignorer en toute tranquillité.

Qui plus est, il est possible de plaider en faveur d’UED tout en évitant d’être obsédé par Israël, par ce qu’il fait, ce qu’il veut, qui il est. L’argumentation s’appuie sur les droits des Palestiniens, un point c’est tout. Une telle focalisation sur les Israéliens – sur la question de savoir s’ils « accepteront » ou non UED – est même une forme de normalisation. Il pourrait s’avérer salutaire de cesser de critiquer Israël et de l’ignorer.

Tout autre chose que l’état unique d’apartheid non démocratique qui existe actuellement et qui interdit à 7 millions de Palestiniens d’entrer en Palestine, et encore moins d’y retourner, doit être obtenu par le biais d’une pression extrême et variée sur l’état israélien. Alors que UED accueille chaleureusement tout Israélien juif, il a tendance à être circonspect quant au dialogue avec le sionisme, dialogue qui se mène en vain depuis plus d’un siècle, d’autant plus que de 80 à 90% des Israéliens juifs s’accrochent au sionisme.

La tâche de convaincre les Palestiniens de se ranger derrière UED, en revanche est prometteuse – d’autant plus que au moins la moitié d’entre eux y est favorable. Lorsque je suis allé au Liban l’année dernière je n’ai rencontré aucun Palestinien qui ne soutenait pas UED. Des sondages récents faits uniquement auprès de résidents de la Bande de Gaza et de Cisjordanie attestent d’un soutien de plus de 40%, et comme UED est la seule solution qui rende justice aux Palestiniens de la diaspora, on peut sans crainte supposer qu’UED remporte une écrasante majorité si tous les Palestiniens sont consultés.

Il est encourageant de voir que le mouvement des Palestiniens de la Diaspora qui a, en tant que Palestine Abroad Conference (Conférence sur la Palestine à l’étranger), co-présidée par Majed Al-Zeer du Palestine Return Centre, (Centre palestinien pour le retour, tenu un meeting à Istanbul en février 2017 qui a regroupé plus de 5 000 personnes. Bien que je sache peu de chose sur ce groupe, son programme est susceptible de s’avérer intransigeant sur la question du droit de retour et de l’annulation de la partition de la patrie.

Comme d’autres défenseurs internationaux de tous les droits de tous les Palestiniens, j’ai dû faire un choix parmi les positions palestiniennes. Il n’y a pas de position fédératrice. De plus, il n’y a pas de vision. Comme d’autres quêtes apparemment impossibles mais finalement couronnées de succès – contre l’esclavage, par exemple, ou pour le suffrage des femmes, ou contre l’apartheid sud-africain ou, bien sûr, le sionisme – il me semble que la cause palestinienne a besoin d’une vision.

La solution à deux États est tout sauf une vision. Bien qu’aucun non-Palestinien ne doive se quereller un seul instant avec un Palestinien qui paie le prix de l’occupation, qui croit que la souffrance a assez duré et qu’il faut prendre tout ce qui peut être considéré comme un État palestinien dans la patrie, nous pouvons, tout en respectant ces Palestiniens qui s’en tiennent à cette position à deux États, agir avec ceux des Palestiniens et des Juifs israéliens qui veulent une démocratie indifférente à l’appartenance ethnique, à la religion et au colonialisme, et le retour, comme citoyens, de tous les Palestiniens.

* Blake Alcott est un économiste de l’environnement et le directeur de One Democratic State in Palestine (Angleterre). Toute information concernant une activité relative à ODS ou au bi-nationalisme est la bienvenue et à envoyer à blakeley@bluewin.ch.

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5 avril 2018 – The Palestine Chronicle – Traduction: Chronique de Palestine – MJB