Le destin incertain de l’espèce humaine

Fidel Ruz Castro
L'ancien dirigeant cubain Fidel Castro assiste à une réunion avec des membres des Pasteurs pour la paix à La Havane le 26 juillet 2010 - Photo : Courtesy of Cubadebate/Silvio Rodriguez
Fidel Castro Ruz – A l’occasion du décès de Fidel Castro Ruz, ce vendredi 25 novembre 2016 à l’âge de 90 ans, nous publions pour honorer sa mémoire une de ses dernières réflexions, rédigée en octobre 2016, emblématique de ses préoccupations à la valeur universelle et de sa profonde humanité. La Palestine a perdu un ami.

Le destin incertain de l’espèce humaine

Une énorme ignorance l’enveloppe, mais aussi ses formes d’expériences infinies. Même les empreintes digitales des jumeaux univitellins, nés d’un même ovule, finissent par se différencier au fil des années.

Ce n’est pas par hasard si les États-Unis, le pays impérialiste le plus puissant qui ait existé s’abuse lui-même en assumant comme doctrine un paragraphe de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme où il est affirmé : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

Rien de cela ne saurait être ignoré. Il y a beaucoup plus de qualités dans les principes religieux que dans ceux qui ne sont que politiques, bien que ces derniers se réfèrent aux idées matérielles et physiques de la vie. Nombre des œuvres artistiques les plus inspirées sont nées de personnes religieuses, un phénomène à caractère universel.

Les hommes de science occupent actuellement une place privilégiée dans les centres de recherche, les laboratoires et la production de médicaments destinés à la santé humaine, à vaincre les distances, à concentrer les énergies, à perfectionner les équipements de recherche qui pourraient opérer sur terre et dans l’espace.

Quelqu’un devrait pouvoir expliquer de façon sereine pourquoi on peut observer depuis un laboratoire à cinq mille mètres d’altitude une étoile dont la lumière a mis 12 milliards d’années-lumière, autrement dit, 300 000 kilomètres par seconde, pour arriver à la terre. Une insolite médaille d’or !

Comment peut-on expliquer cela, notamment quand on fait référence à l’union des étoiles qui, selon d’éminents scientifiques, a donné lieu à la théorie du Big Bang ?

Que resterait-il ensuite? Personne ne pourrait cependant nier l’affirmation d’éminents scientifiques qui, au terme de dizaines d’années d’études rigoureuses, sont arrivés à la conclusion que de tels phénomènes sont absolument possibles. Un autre fait de notable importance, c’est que la possibilité de ces phénomènes est absolument réelle.

C’est sur ce point que les religions acquièrent une valeur particulière. Au cours de ces derniers milliers d’années, peut-être jusqu’à huit ou dix mille, on a pu prouver l’existence de croyances assez élaborées en détails pertinents. Au-delà de ces limites, ce que l’on connaît a la saveur de traditions ancestrales forgées par divers groupes humains.

J’ai quelques connaissances sur le Christ pour ce que j’en ai lu et que l’on m’a enseigné dans les écoles dirigées par les jésuites ou les frères La Salle, que j’ai écoutés raconter beaucoup d’histoires sur Adam et Ève, Caïn et Abel et le déluge universel et la manne qui tombait du ciel lorsque, du fait de la sécheresse ou autres causes, les aliments venaient à manquer. Je tenterai de transmettre certaines idées sur ce singulier problème à un autre moment.

N’oublions pas qu’un débat entre candidats aura lieu ce dimanche. Le premier, voilà deux semaines, a causé un choc. M. Trump, qui était censé être un expert compétent, s’est vu disqualifié, de même que Obama pour sa politique. Il faudra leur décerner maintenant une médaille de boue.

8 octobre 2016 – Granma