Antisémitisme : pas d’amalgame avec les Gilets Jaunes

Photo : réseaux sociaux
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Daniel VanhoveTout le monde sait – ou devrait savoir – que les valeurs ne sont jamais définitivement acquises et qu’il faut rester sur la brèche, prêt à les défendre. Cela semble à nouveau le cas dans ce qui secoue une fois encore une (petite) partie de la société française, sauf que c’est toujours la même…

En effet, samedi dernier, Mr. Finkielkraut a récidivé. Comme au moment des « Nuits debout », par ce qui ne me semble pas être un hasard, il est allé se promener au cœur du mouvement des « Gilets Jaunes« . Telle une provocation dont il savait bien ce qu’elle risquait d’engendrer comme réaction à son encontre de la part de manifestants. Lui qui n’a de cesse avec quelques voyous dans son genre, de dénigrer tout ce qui n’est pas bleu, blanc, rouge, et bouscule sa caste. Lui qui n’a de cesse de s’abriter derrière un antisémitisme fantasmé, convoqué en fonction des circonstances, mais qui cache mal son sionisme avéré. Lui qui n’a de cesse d’exacerber les tensions entre communautés.

Ses éructations dans les médias l’illustrent en suffisance et il convient de rappeler que cet « agité du bocal » déclarait en 2005 dans les colonnes du journal israélien Haaretz – sans que cela suscite alors de tollé médiatique – que « la France mérite notre haine » !

Quoi d’étonnant que cet histrion à qui l’on déroule le tapis rouge dans les médias français – mais on sait aussi à quels milliardaires ces derniers appartiennent – s’en prenne plein la tronche dès lors qu’il va au-devant de ceux qu’il n’a de cesse de mépriser et d’insulter tout au long de ses interventions ? Pourtant, à bien regarder les images de cette confrontation, à aucun moment il ne semble effrayé. Au contraire, il paraît sourire de ce qui lui arrive, trop content sans doute d’avoir fait mouche…

En vérité, s’il est un racisme profond, chevillé dans les esprits, qui coule dans les veines de certains psychopathes, c’est le sionisme. Trompe-l’œil élaboré, paravent commode derrière lequel se cachent toutes celles et ceux qui n’ont fondamentalement pas réglé leur problème de racisme conscient ou inconscient, empêtrés dans leurs amalgames grossiers. Et qui se situent au niveau politique tant à droite qu’à gauche… quand celle-ci ne l’est plus depuis longtemps déjà.

Heureusement, un travail méticuleux a été entrepris depuis des années par certains chercheurs, historiens, exégètes, philologues, linguistes, philosophes fiables, animés de sincérité et de probité pour bien établir la distinction entre l’appartenance à une croyance – le judaïsme – et une idéologie politique – le sionisme.

Le terme ‘sémite’ est utilisé pour désigner une famille de langages dont se servent les habitants dispersés d’un vaste espace géographique, à l’origine, la Mésopotamie. Est donc sémite, toute personne qui utilise les langues sémitiques et non les juifs seuls.

Le sionisme n’est qu’un colonialisme rebaptisé et maquillé, n’ayant d’autre objectif – comme toute entreprise coloniale – que de voler le bien d’autrui, au nom d’une soi-disant promesse divine.

Le tour de passe-passe est habile, mais ne trompe plus ceux qui s’arrêtent avec sérieux et objectivité sur le dossier, sachant bien qu’au départ, les principaux protagonistes de l’idéologie raciste sioniste étaient farouchement athées, détestant tout ce qui les reliait au judaïsme religieux. L’objectif colonial de s’approprier la Palestine historique en essayant d’en éradiquer la population arabe qui y vivait depuis des siècles était leur seule boussole. Et cela n’a pas changé.

Ce n’est que plus tard, que la soi-disant promesse divine a été récupérée par les héritiers du sionisme d’origine, dans le but de fédérer un nombre croissant de partisans dont cette idéologie raciste avait besoin pour accélérer son rapt. A tel point que les évangéliques américains constituent à ce jour l’un des supports les plus importants du sionisme.

Que la violence et la radicalité des méthodes utilisées à l’encontre des Palestiniens par ces fanatiques sionistes, s’apparentent à un ethnocide ou un génocide, peu importe le terme en ce moment. Ce qui importe dans le cas présent c’est de ne pas faire l’amalgame entre le sionisme et pour appeler les choses par leur nom, la haine des juifs exprimée par l’appellation erronée d’ « antisémitisme ».

Que des ténors de partis politiques et autres idiots utiles ayant quelque notoriété médiatique, se pressent alors pour récupérer l’incident et le monter en affaire d’Etat, ne fait qu’illustrer la manipulation de l’information à travers laquelle s’organise ce qu’il faut bien appeler un buzz ignoble, une veule instrumentalisation que tout citoyen doté d’un minimum de réflexion devrait fuir.

Tout est « récupéré » et travesti chez ces délinquants, tant que cela sert leurs turpitudes. Ainsi, à la suite de cette grossière mise en scène, le ministre israélien Yoav Gallant n’a pas hésité à réitérer un avis que Benyamin Netanyahu avait déjà utilisé à l’intention des juifs français, les invitant hier par tweet, à « rentrer à la maison en immigrant en Israël ».

Les vrais coupables de racisme anti-juif sont précisément ceux qui se font passer pour leurs plus ardents défenseurs, à savoir les officines du CRIF, de la LICRA et autres associations et lobbies du même genre. Insultant ceux qui dévoilent leurs manigances de « traîtres », quand ce n’est pas d’être coupables de « haine de soi ».

Or, la première faute grave est d’établir une hiérarchie entre les différentes formes que peut prendre le racisme. L’antisémitisme, n’en déplaise à certains, n’est pas pire racisme que l’islamophobie, la négrophobie, la xénophobie, l’homophobie et autres avatars du même ordre. Établir une hiérarchie dans le racisme, c’est le premier jalon posé d’un racisme à l’envers. Pour tout vrai antiraciste, il convient donc de s’en abstenir.

Tout gouvernement responsable et qui aurait le sens des valeurs devrait condamner ce type d’approche et au lieu de l’alimenter comme on le voit régulièrement, devrait statuer sur ces sordides arrière-boutiques à l’œuvre qui par leur poison, divisent les citoyens au lieu de les rassembler pour le bien commun. Et leur interdire de nuire davantage.

Le mal, la souffrance et les comportements abjects qu’inocule toute forme de racisme sont assez tragiques dans l’histoire de l’humanité que pour perpétuer plus encore ces odieux amalgames qui relèvent plus de sombres calculs que de recherche de la vérité.

Et pour le coup, le calcul se situe ailleurs : celui de discréditer le mouvement des « Gilets Jaunes » dont le gouvernement Macron ne sait plus que faire pour le désamorcer, le diviser et s’en débarrasser. Ainsi, saisir l’occasion d’accuser – comme les médias dominants s’y sont employés de suite – l’ensemble du mouvement d’antisémitisme, crime absolu aux yeux d’une France plus vertueuse que les sionistes eux-mêmes en la matière, tombe à point nommé.

A bien regarder, la « bête immonde » n’est sans aucun doute pas là où l’on voudrait nous faire croire qu’elle se cache. Des juifs, de plus en plus nombreux et qui ont bien compris le leurre, ne se reconnaissent d’ailleurs pas dans ces approches primaires et exhortent les citoyens à prendre leur distance avec ces tromperies de bas étage.

L’Union Juive Française pour la paix (UJFP) a transmis un communiqué clair par lequel elle se désolidarise des positions de ces racistes sionistes notoires.

Comme indiqué sur un panonceau lors du rassemblement de ce mardi 19 février : ÇA SUFFIT. Encore fallait-il ne pas se tromper de rassemblement, ni d’objectif. Il ne fallait pas être avec les idiots utiles du pouvoir se disputant le premier rôle à défendre « les juifs » place de la République, mais plutôt place Ménilmontant aux côtés des vrais militants contre toute forme de racisme, sans distinction aucune !

a1* Daniel Vanhove est Observateur civil et membre du Mouvement Citoyen. Il a publié aux Ed. Marco Pietteur – coll. Oser Dire : Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes – 2004 et La Démocratie mensonge – 2008


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20 février 2019 – Transmis par l’auteur